Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 22:44

           Difficile de critiquer ce film qui est en fait une succession de 18 courts-métrages de 5 à 6 minutes autour du même thème : "Paris et l'Amour". Il n'empêche qu'ils s'enchaînent avec une certaine cohérence et j'imagine que le montage a dû être des plus complexes (quand on lit que le film a eu 80 versions différentes avant la version définitive, ça ne m'étonne pas). Paris, je t'aime a le mérite de faire découvrir le court-métrage à ceux qui ne connaissent pas trop (moi le premier), car c'est un domaine assez peu populaire. L'initiative est vraiment louable car le film est un travail collectif auquel ont participé une vingtaine de réalisateurs, et il est intéressant de voir comment chacun et chacune a décidé de traiter le sujet.

 

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            Avec tant d'idées différentes, le film développe un certain nombre de formes d'amour diverses, tout ça au coeur de Paris, que certains appellent "la plus belle/romantique ville du monde". Du coup, le film fait un peu office d'énorme cliché, en rendant hommage à cette ville qui est (peut-être ?) trop idéalisée par le monde entier, mais ça n'empêche que la démarche est bonne et nous permet, si on n'aime pas l'un des courts-métrages, de se rabattre rapidement sur un autre.



paris je taime 0            On peut dire vraiment que l'amour est présenté à toutes les sauces, vu différemment par chacun des réalisateurs du projet. De banales rencontres (Montmartre) à des divorces (Quartier Latin), du mélange des cultures (Quais de Seine) sensible et crédible à des histoires plus loufoques (Tour Eiffel), de l'amour naturel pour un fils perdu (Place des victoires) à un amour impossible entre humain et vampire (Quartier de la Madeleine), tout en traitant les cas les plus banals (Père Lachaise), Paris je t'aime est un éventail d'histoires diverses mais n'en reste pas moins assez inégal (c'est pour moi le plus grand défaut du film). Tous les courts-métrages s'inscrivent dans la même thématique et forment un long-métrage cohérent et touchant, mais il faut bien avouer que cette diversité pose parfois problème, car chaque histoire ne peut pas plaire à tout le monde. Pour ma part, j'ai trouvé quelques scénarios assez peu inspirés, et notamment de la part des réalisateurs dont j'attendais beaucoup comme Gus Van Sant, Wes Craven et Alfonso Cuaron. Le premier est vraiment sans surprise : Gus Van Sant qui traite du Marais (cliché), on ne pouvait pas faire plus attendu et plus logique, et j'avoue qu'au délà du thème de l'homosexualité, qui abonde dans son oeuvre et qu'il me semble nécessaire d'aborder dans un tel film, j'aurais aimé une écriture de scénario plus intéressante et plus psychologique. Bref, je m'attendais à beaucoup mieux de sa part, et également au niveau de la réalisation. Il a habituellement un style magnifique auquel j'adhère totalement, mais je n'ai vraiment pas reconnu sa patte ici. Quant à Alfonso Cuaron, dont j'adore en principe l'univers sombre et original, il m'a également déçu avec un extrait assez peu inspiré (je trouve), malgré le plan-séquence. Il nous fait part néanmoins d'une petite balade dans le Parc Monceau qui n'est pas totalement désagréable. Pour continuer dans les déceptions, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire des coiffeuses asiatiques dans la Porte de Choisy, ni à celle de la babysitter dans Loin du 16e. J'ai trouvé ces courts-métrages vraiment sans grand intérêt et assez peu pénétrants (notamment le deuxième même s'il rend bien l'atmosphère du métro parisien). D'autres sont également assez moyens bien qu'agréables car ils nous font passer d'arrondissement en arrondissement assez rapidement, parfois avec beaucoup d'humour (le "con de mime" (référence à La Cité de la Peur ?) m'a plutôt fait rire même si les effets sont moches), un peu d'émotion et de subtilité (avec notamment Bastille d'Isabel Coixet) et souvent portés par des comédiens superbes (quel plaisir de voir Maggie Gyllenhaal dans Quartier des enfants rouges avec le thème de la drogue, et William Dafoe dans Place des Victoires).



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               Le film détient pour moi 6 ou 7 petites perles. Après Montmartre qui traduit surtout la vie parisienne vue par un parisien, Quais de Seine, lui, nous fait entrer dans le film dans la bonne humeur avec un jeune homme qui tombe amoureux d'une musulmane. Ce court-métrage est un vrai plaisir, notamment son dénouement qui donne le sourire (mais également par la critique des blaireaux qui sifflent les filles dans la rue). Place des fêtes est aussi une merveille car il raconte une histoire d'amour assez originale, amour qui commence dans la mort d'un brave homme sous les yeux d'une infirmière. La trame est bien construite, les acteurs sont touchants et Oliver Schmitz a vraiment créé 5 belles minutes (il n'est pas évident d'émouvoir avec des personnages si éphémères et c'est là toute la difficulté d'un court-métrage). Quartier de la Madeleine avec Elijah Wood est clairement le plus audacieux de Paris, je t'aime. Vincenzo Natali a fait preuve d'inventivité en plaçant de façon improbable une histoire de vampires au coeur de Paris. Inattendu et bienvenu, bien qu'il soit en décalage avec le reste du film plus traditionnel. Elijah Wood est toujours aussi génial. Faubourg St Denis nous permet de savourer le jeu d'actrice de Natalie Portman (une fois de plus) et se permet de créer en 5 minutes un (tout petit) twist final magnifique et optimiste. Cette histoire entre une actrice et un aveugle est touchante et très inspirée (le montage est excellent et intelligent et se démarque clairement des autres par son efficacité). En quelques minutes, le réalisateur balaye plusieurs années d'un couple et c'est juste sublime, d'autant que Portman est parfaite pour ce rôle un peu excentrique. Finalement, le film se conclura par 14e arrondissement, magnifique d'un bout à l'autre et très émouvant. Un beau final sur l'amour d'une femme pour Paris, tout simplement, avec une interprétation sublime de Margo Martindale. L'accent de l'actrice ajoute un charme énorme à ce dernier court-métrage, plein de tristesse et de beauté. Il n'est pas étonnant qu'il ait été choisi pour conclure le film. La vraie pépite de ce film (car évidemment, je ne l'ai pas oublié) reste Tuileries des frères Coen, hilarant d'un bout à l'autre grâce à Steve Buscemi. Je suis franchement fan du cinéma des deux frangins et leur premier essai sur un court-métrage est extrêmement génial. Steve Buscemi fait tout à lui seul, sans jamais prononcer un seul mot (il est vraiment balaise pour ça). Je vous laisse carrément la vidéo de ce court-métrage qui est pour moi le plus drôle et le plus passionnant du film.



 

                Le film se termine finalement sur quelques images regroupant plusieurs protagonistes de courts-métrages différents, afin de montrer que malgré la diversité des lieux de Paris, la ville reste une unité magique et romantique. Pour conclure, j'ai aimé le film malgré de nombreux passages à vide. Il constitue une démarche cinématographique intelligente, une belle collaboration dans le monde du 7e art qui fait plaisir à voir. Je ne sais pas si New York, I Love You est dans la même veine, mais ça donne envie de découvrir car l'expérience est concluante.

     




Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Les films : outil de culture
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 21:26

           Pour continuer mon cycle Natalie Portman, je me suis lancé dans Un hiver à Central Park (pourquoi avoir traduit le film comme ça, je n'en sais rien m'enfin passons). Je m'attendais franchement à un truc pas terrible mais j'ai pourtant été (très) agréablement surpris par ce drame porté d'un main de maître par l'actrice. Un film sensible, émouvant et doux sur une femme à qui il n'arrive rien de bon et qui a du mal à s'en sortir.

 

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un hiver à new york

 

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            Alors attention, je n'ai pas dit que le film n'était pas convenu, car il n'est pas vraiment original concernant le scénario. Mais l'ambiance du film est tellement belle, prenante, que je me suis laissé porté par l'histoire avec grand plaisir. C'est évidemment grâce à Natalie Portman qui, à mon goût, excelle bien plus dans des rôles comme celui-ci (posée, touchante) que dans des rôles déjantés comme dans Closer ou My Blueberry Nights (bien qu'elle soit magistrale aussi dans ceux-ci). Une actrice vraiment remarquable qui signe ici l'un de ses plus beaux rôles, à mon avis.


un hiver à cp             Un rôle dur, sombre, pas facile à jouer. Son personnage est l'un des plus attachants que j'ai pu voir ces derniers temps, on ne peut effectivement que plaindre cette jeune femme qui enchaîne les tristesses et les culpabilités. Après avoir perdu son bébé de 3 jours, ce qui la ravage déjà moralement, elle ne parvient pas à trouver sa place dans sa vie sentimentale, entre un mari qu'elle a volé à une autre femme, cette dernière qui n'hésite pas à la remettre à sa place et son beau-fils de 8 ans, Will, qui ne la considère pas à sa juste valeur. En plus de sa vie plutôt difficile (également des problèmes avec ses parents) et de la culpabilité qu'elle éprouve vis-à-vis de la mort de son bébé, elle s'en prend plein la tronche de façon parfois cruelle (lorsque Carolyne lui balance à la face qu'elle ne doit plus voir Will, quand on voit comme elle s'occupe des enfants...), c'est horrible et la tendance du film est clairement au sombre, contrairement à certains sites qui classent le film dans la catégorie "comédie". Ce film n'est absolument pas une comédie, il ne fait vraiment pas rire (éventuellement sourire, mais uniquement lorsqu'on sent que la relation entre Will et Emilia s'améliore).


un hiver à cp 2jpg          L'ambiance du film est magnifique, car on suit toute l'histoire à travers ce seul personnage, ses émotions, son mal-être incroyable. Et il faut dire que Portman est superbe pour ce rôle car il lui va comme un gant (Jennifer Lopez était censée jouer ce rôle au départ, je n'imagine pas à quel point le film aurait été lésé). Une interprétation très sensible, mais surtout très émouvante (j'ai retenu des larmes 2 fois et ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait cet effet). Peut-être avais-je l'émotion facile ce soir, mais toujours est-il que chez moi, elle a fonctionné à merveille, renforcée par une BO des plus magnifiques. L'un des morceaux (dont je ne connais pas le nom, ô malheur*** ) m'a beaucoup fait penser à la musique de Sia (Breathe Me) qui conclut la série Six Feet Under. A ce propos, j'ai été ravi de voir Lauren Ambrose dans ce film (la fille qui jouait Claire dans Six Feet Under), j'ai été surpris mais ça m'a fait plaisir car ça faisait longtemps que je voulais revoir cette actrice qui m'avait tant ému, de même pour Lisa Kudrow qui a un rôle vraiment très dur (totalement différent de son personnage de Friends). Le dernier dialogue entre Natalie Portman et Lisa Kudrow est l'une des plus grandes scènes du film (en tout cas, celle qui m'a le plus touché). On notera aussi que le gamin, joué par Charlie Tahan, est vraiment crédible pour son âge et son interprétation évite tous les clichés du genre. Bref, un film au scénario assez banal dans le fond, mais traité de façon très originale (très dur, très froid et presque déprimant), avec tellement de coeur et de douceur qui n'ont cessé de me toucher d'un bout à l'autre. Un grand bravo à Don Roos pour ce petit bijou d'émotion très appréciable, qui mériterait clairement d'être plus connu. J'en attendais beaucoup moins et je ne peux que conseiller ce film aux âmes sensibles.


             ***  J'ai finalement trouvé le nom de cette musique sublime, c'est Hometown Glory de Adele (un petit air de Breathe Me non ?):



 

     




Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Les choses de la vie
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 21:00

           Fort déçu par ce film dont j'attendais beaucoup plus. J'ai déjà beaucoup de mal avec Julia Roberts mais je me suis dit "pourquoi pas ?". On me l'avait conseillé et les critiques que j'avais lues étaient confiantes. Et pourtant, Closer est un film relativement banal et cliché sur les relations amoureuses/extraconjugales, ici concentrées autour de 4 personnages qui vont se quitter, se tromper, jusqu'à n'en plus finir. A la fin du film, après tous ces va-et-vient incessants, je me suis dit que le film ne menait nulle part et qu'il manquait cruellement d'intérêt (ou alors j'ai vraiment pas saisi...).

 

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closer 4

 

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            La scène d'ouverture commençait pas mal mais vire franchement au ridicule avec la musique complètement clichée et nounouille, et la scène de fermeture (toujours au ralenti) atteint des sommets grotesques. Au milieu, ben c'est un gros bordel dans lequel on a du mal à se retrouver, on se demande constamment qui aime qui, qui pense quoi, les personnages retournent leur veste sans cesse et j'ai fini par en avoir marre.


closer 2          En plus d'un scénario assez faible et très cliché sur les tromperies et sur la jalousie, le film s'étale sur plusieurs années avec des transitions franchement moyennes. Le seul intérêt que j'ai vu à ce film concerne 50% du casting. Pour le reste, je ne dis pas que je me suis ennuyé car plusieurs scènes sont quand même assez marrantes (la discussion internet entre Dan et Larry, notamment), mais le tout est parfois trop vulgaire pour moi. Julia Roberts est vraiment fade et toujours aussi mauvaise (à mon goût), je trouve décidemment cette actrice très surestimée. Son personnage n'est pas franchement passionnant, tout comme celui de Jude Law qui, malgré son talent d'acteur, ne parvient pas à rendre son personnage prenant. Ce qui nous laisse Natalie Portman et Clive Owen qui eux, par contre, s'en tirent à merveille grâce à des personnages plus intéressants. Natalie Portman est juste géniale dans son rôle, comme toujours, et ça fait d'ailleurs assez drôle de la voir dans un rôle un peu moins sage et larmoyant. Un peu plus excentrique, on retrouve par moments (avec surprise) la jeune Mathilda de Léon et ça fait plaisir. Ca ne l'empêche pas de nous sortir quels bons passages à émotions, comme lorsqu'elle apprend que son mari la trompe depuis un an et qu'elle est désemparée. Vraiment poignante (c'est la grande force de son jeu d'actrice). Clive Owen quant à lui a rarement été aussi expressif et excellent. J'adore cet acteur mais il faut admettre que dans la plupart de ses films, il nous ressort toujours la même tronche impassible. Ici, il est drôle, assez touchant, mais ce sont surtout ses répliques qui sont géniales. Elles rendent le personnage et les situations très crédibles avec un langage parfois un peu cru mais bien placé. Du côté de ce personnage, le film est réussi d'un bout à l'autre même si son aspect un peu pervers m'a quelquefois dérangé.


           Bref, un film dont on peut se passer car il n'apporte rien au genre sinon des dialogues et situations crédibles et criantes de vérité sur les relations de couple d'aujourd'hui, et éventuellement une petite réflexion sur l'art de la photo au travers d'une petite tirade de Natalie Portman (mais ça ne va pas chercher bien loin). Il n'empêche que ça ne casse pas des briques et qu'on n'a absolument pas affaire à un film renversant ni marquant.



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Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Pour l'amour du 7ème art
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 19:04

           En voilà un film français purement génial ! Harry, un ami qui vous veut du bien est un film vraiment jubilatoire, angoissant, imprévisible. L'idée de départ est déjà très bonne, mais elle est en plus traitée à la perfection. Michel et Claire vont passer leurs vacances à la campagne dans une maison de vacances toujours en chantier. Avec leurs trois enfants et la canicule, le couple est sur les nerfs. Sur la route des vacances, Michel croise Harry, un ami d'enfance assez étrange qui souhaite à tout prix l'aider et s'immisce un peu trop dans leur vie privée.

 

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Harry un ami qui vous veut du bien

 

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            Rarement j'ai vu autant de suspense dans un film français, qui est maîtrisé du début à la fin. Le scénario est des plus originaux, porté par des acteurs fabuleux, en particulier Sergi Lopez que je ne connaissais absolument pas mais qui livre une prestation de fou. Le film (qui fait penser à certains moments à Misery, et on pourra noter également une petite référence à Duel de Spielberg, du moins je l'ai ressenti comme ça) démarre doucement, comme une petite comédie sympathique avec une ambiance assez particulière. Et petit à petit, il vire dans le thriller dramatique, psychologique, en nous dévoilant la personnalité effrayante de Harry, un ami qui visiblement a une conception de la vie un peu radicale. Je n'en dirai pas plus pour le scénario qui doit rester une surprise, mais les acteurs portent le film avec brio et la tension augmente de façon vertigineuse pour devenir carrément dingue. On reste à fond dans l'intrigue en se demandant ce qu'il va bien pouvoir se passer, et le film nous surprend constamment. Le personnage d'Harry est juste parfaitement bien écrit, très profond, cohérent dans sa façon de penser et d'agir, mais fait froid dans le dos avec tout son mystère qui vire parfois au glauque. Il est à la fois drôle (il mange un oeuf cru après l'amour) et stressant (notamment dans les conseils qu'il donne à Michel à la fin du film). Une atmosphère de dingue, donc, un scénario tellement inattendu qu'il nous fait rire très souvent (ce genre de rires nerveux qui apparaissent dans ce style de film), des acteurs au poil (je n'ai pas cité Mathilde Seigner ni Laurent Lucas mais ils excellent dans leurs rôles respectifs). A voir pour se rappeler que le cinéma français peut parfois nous sortir des merveilles.


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Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Planète Cinéphile
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 18:13

           Sonatine est mon deuxième Kitano, après A Scene at the Sea qui m'avait beaucoup plu par sa douceur et sa poésie. Encore une fois, Sonatine est un film à l'ambiance poétique, un peu nostalgique, même si le contexte du récit (une bande yakuzas) m'a moins passionné que l'histoire du surfeur sourd-muet.

 

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            J'ai donc préféré A Scene at the Sea, mais Sonatine n'en reste pas moins superbe à regarder. Dès les premières secondes du film, on sent que Sonatine va être génial. La musique est emballante, frissonnante, et nous fout directement dans cette atmosphère propre à Takeshi Kitano. Ce film a énormément de points positifs, notamment sa BO donc, mais aussi l'image vraiment très maîtrisée avec une belle photographie et des plans somptueux. Tout est fait pour nous faire ressentir une véritable poésie, le film étant moins concentré sur son scénario que sur les images. L'histoire est en effet suffisamment intéressante pour nous tenir en admiration devant les jolis plans, mais avec quelques flottements cependant.


sonatine           En fait, l'histoire des yakuzas est éclipsée par une multitude de scènes plus contemplatives, on ne peut pas dire en effet que Sonatine soit un film d'action. Et c'est tant mieux, car j'avais justement peur que le film ne tombe là-dedans. A la place, on voit notre bande s'amuser sur la plage, et Murakawa se trouve être un enfant dans l'âme avec son sourire impérissable. Ils jouent au freesbee, font de la lutte, construisent des pièges dans le sable comme des gamins. Et ça fait rire, car Kitano ne tombe pas dans le cliché habituel du yakuza "gros dur". J'ai donc beaucoup aimé ce point, même si parfois j'ai pu avoir tendance à trouver le temps long. Néanmoins, de nombreuses scènes sont magnifiques, pour n'en citer qu'une : la scène de la roulette russe sur pierre-papier-ciseaux. Passage absolument génial, frissonnant, grâce bien évidemment à Takeshi Kitano qui livre une prestation incroyable d'un bout à l'autre du film. Bref, Sonatine aura plus été pour moi une comédie poétique qu'un film policier, avec des personnages atypiques très drôles (les deux gars qui profitent de la pluie pour se shampouiner, hilarants), mais surtout de grands passages mélancoliques et sublimes (la fin du film est incroyable). Le seul mot qui me vient à l'esprit quand je pense à ce film est indubitablement "poésie", comme je l'ai répété à de nombreuses reprises au cours de l'article et je pense que le mot définit bien l'oeuvre de Kitano (du moins ce que j'ai pu en voir pour l'instant). Le film s'attarde plus sur la mentalité et la psychologie de ses personnages que sur l'histoire de yakuzas et de bandes rivales, laquelle m'a finalement peu branché. Un bon film donc, à voir pour passer un très agréable moment et qui me donne envie de découvrir Hana-Bi.



      






Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Les ciné-passionnés
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