Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 23:56

    La saga Matrix est une trilogie cinématographique d'anthologie. Ces films sont signés les frères Larry et Andy Wachowski, et mettent en scène Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss et Hugo Weaving (entre autres).

 

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Attention, cet article est une tentative d'explication de la trilogie entière. Par conséquent, il révèle en détails certains passages et certaines idées des films, ainsi que leur dénouement. Il a pour but d’essayer de faire apprécier la trilogie aux gens qui ne sont pas convaincus de sa qualité et s’adresse donc uniquement aux internautes ayant vu les films.

 

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    Keanu Reeves, qui interprète Thomas Anderson dit Neo (l’anagramme de One, l’Elu), résume parfaitement la trilogie : “Le premier film traite de la naissance, le second de la vie, et le troisième de la mort”. Les réalisateurs ont mis plus de cinq ans à peaufiner le scénario de Matrix afin de le rendre compréhensible et accessible au public.  Cette trilogie marque une révolution dans l’ère du cinéma par ses effets novateurs, son scénario en béton et son montage époustouflant. Les trois films alternent des scènes de combat époustouflantes avec des dialogues terriblement intelligents et scénaristiquement incroyables.

 

I – Matrix

 

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    Ce premier film, sorti en juin 1999, est une réussite incroyable et a eu un succès immédiat auprès du grand public. En plus d’un score mythique au box-office, ce film a marqué les esprits pendant longtemps. Même si le tournage n’a duré que 25 semaines, il ne fut pas de tout repos. Les quatre acteurs principaux du film ont subi pendant six mois un entraînement intensif d’arts martiaux afin de pouvoir tourner certaines scènes. Keanu Reeves, qui s’est alors blessé au cou, a même dû s’exercer avec une minerve ! De même, Laurence Fishburne, allergique à la poussière, a vécu un calvaire lors d’une scène de combat avec Hugo Weaving. Ce dernier quant à lui s’en est sorti avec deux côtes cassées et un poignet presque fêlé.

 

    Le scénario de Matrix est ingénieux et complexe. Thomas Anderson, programmeur dans un service administrateur, est également un grand pirate informatique connu sous le nom de Neo. Il est hanté par ses rêves, qui le forcent à se poser une question qu’il ne comprend pas : “Qu’est ce que la matrice ?”. Mais voilà qu’un jour, Thomas a une réponse à sa question. Il rencontre un dénommé Morpheus qui lui explique que le monde dans lequel il vit n’existe pas, que c’est un monde virtuel appellé la Matrice, contrôlée par des machines. Persuadé que Neo est l’Elu dont parle sa prophétie, Morpheus entame avec lui sa lutte contre la Matrice et ses agents que rien ne semble pouvoir arrêter.

 

    Tout d’abord, ce film est un monument au niveau de son scénario. Les images qu’il donne sont presque philosophiques. Même si l’idée est de base un peu simpliste (un “super-héros”, un élu sauveur de la Terre), le film ne parle pas que de ça, loin de là. Il est travaillé, captivant et l’histoire est profonde. Car le film exprime l’idée que les machines ont pris le pouvoir sur la Terre, et qu’elles nous cultivent. Capables de nous mettre au monde sans avoir besoin d’autres humains, elles créent des champs entiers d’humains et les contrôlent totalement. Pour acquérir ce contrôle, rien de plus simple : elles nous font croire que le monde dans lequel on vit est un monde irréprochable, une perfection illusoire qu’elles nous mettent devant les yeux. C’est ce monde idéal, créé de toutes pièces, qui est appellé Matrice. Le monde réel, quant à lui, est dévasté et une mince poignée de survivants tentent vainement de rétablir la liberté dont les hommes ne jouissent plus. Mais ça n’est pas si simple, car les humains n’ont aucune connaissance de ce fait, et surtout ils se complaisent dans ce monde imaginaire où ils se sentent bien et protégés, en sécurité.

 

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    Maintenant que j’ai situé le contexte, je peux présenter les personnages. Tout d’abord, le plus important d’entre eux, à savoir l’Oracle. L’Oracle est une femme qui vit dans la Matrice, mais qui a connaissance de toute l’histoire. Elle a le don de voyance et révèle des choses essentielles aux personnages pour qu’ils puissent avancer. Ainsi, elle est à l’origine d’une prophétie selon laquelle seul l’Elu pourra rétablir l’ordre des choses et mener les humains à leur liberté. Et c’est Morpheus qui a la lourde tâche de trouver cet Elu. Morpheus fait partie des rares survivants qui sont toujours dans le monde réel et qui détiennent la vérité à propos de la guerre contre les machines. Ils peuvent à leur guise aller dans la Matrice, toujours sombrement vêtus avec des lunettes noires pour se protéger de la vive lumière du Soleil qu’ils ne connaissent plus. Ainsi, persuadé que la prophétie de l’Oracle va se réaliser, Morpheus s’impose en meneur de la rébellion. C’est alors qu’il trouve Neo, un pirate informatique, et qu’il pense avoir enfin découvert l’Elu.

 

    Thomas Anderson, dit Neo, a au fond de lui une certitude étrange : celle qui le pousse à se demander “Qu’est-ce que la Matrice ?”. C’est alors qu’intervient Trinity, une des rebelles qui le mène à Morpheus. Neo finit par accepter, avec difficulté, que Morpheus dit vrai sur le mensonge de sa vie. C’est alors que l’histoire débute.

 

    Mais alors, qu’est-ce donc que la Matrice ? Comme je l’ai dit, c’est un gigantesque programme qui sert de leurre. Elle obéit à des lois qui sont différentes des lois que nous connaissons. Seulement, les humains étant conditionnés à obéir à certaines lois, ils ne peuvent pas exploiter les incroyables pouvoirs que peut leur procurer la Matrice. En effet, la Matrice est un monde totalement virtuel, c’est un programme informatique qui peut donc être piraté ! Les personnes qui savent que cette dimension est virtuelle peuvent alors repousser les limites des lois qui les entourent, comme la loi de gravitation. Ainsi, ils sont capables (avec de l’entraînement) de faire des choses qui paraissent impossible, comme sauter d’immeubles en immeubles ou encore se battre de façon extraordinaire. Malheureusement, la douleur est également fictive mais l’esprit, corrompu par ce monde qui semble si réel, croit que tout est vrai. Ainsi, il faut posséder une très grande force mentale pour parvenir à faire de véritables petits exploits et pirater le système. C’est ainsi qu’à la fin du film, on apprend que Neo est bel et bien l’Elu, capable plus que quiconque de modifier le programme de la Matrice.

 

    Les agents, dont l’agent Smith, sont des programmes créés par la Matrice afin éviter que des humains ne s’introduisent dans le monde réel. Ils sont là pour empêcher une rébellion de s’y former, mais n’ont cependant pas le pouvoir de sortir de la Matrice. Ils ont un contrôle parfait de la Matrice et parviennent à la transformer à leur guise, jusqu’à s’introduire dans le corps d’une autre personne.

 

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    Concernant ce premier volet, j’ajouterai que, en plus de l’incroyable scénario du film (la cuillère n’existe pas !), le travail esthétique est également éblouissant. Les effets spéciaux sont novateurs dans l’histoire du cinéma, époustouflants et très rythmés. Les scènes d’arts martiaux sont tout simplement des petits bijoux visuels, techniquement parfaits, tandis que d’autres scènes se démarquent par leurs ralentis ou effets de caméra impressionnants.

 

    De plus, les acteurs sont tous merveilleux et talentueux dans leurs rôles et je ne sais pas si quelqu’un d’autre que Keanu Reeves aurait pu être à la hauteur de la performance d’acteur qu’il nous offre. Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss mais surtout Hugo Weaving, qui semble abonné aux trilogies à succès, sont magistraux et incroyables. Ils ont une présence folle dans leurs scènes et sont très charismatiques.

 

    Je n’en dirai pas plus pour ce premier volet qui est loin d’être le plus intéressant. Passons au deuxième.

 

II – Matrix Reloaded

 

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    Ce deuxième volet, Matrix Reloaded, est bien plus curieux et profond. La raison en est simple : elle s’adresse à des spectateurs qui ont envie de réfléchir et qui veulent essayer de comprendre ce que peut bien vouloir dire ce film. Et une fois qu’on cherche à le saisir, et qu’on voit les détails et les subtilités incroyables de ce film, on ne peut qu’en ressortir hébété de respect pour l’intelligence et la finesse des réalisateurs. Car non, cette suite n’est pas du tout commerciale comme moi-même je l’avais cru au début. J’ai vite compris mon erreur en revoyant ce film une deuxième fois et en cherchant à savoir ce qu’il signifiait. Et une fois que c’est fait, on se rend compte très rapidement que, loin d’être commerciale, cette suite était tout simplement nécessaire.

 

    Dans ce volet, Neo prend de plus en plus conscience du pouvoir qu’il a. Son esprit se libère et il comprend de mieux en mieux ce qu’a voulu dire Morpheus dans le premier volet : Don’t think you are, know you are… On apprend que le groupe mené par Morpheus n’est pas le seul à constituer la rebellion et que des centaines de résistants se trouvent dans un endroit appellé Zion.

 

    Commençons tout d’abord par expliquer le titre étrange de ce film. Reloaded signifie “rechargement”, en jargon informatique on pourrait même dire “reboot”, soit “redémarrage”. Pourquoi ce terme ? Tout réside dans le discours de l’Architecte à la fin du film.

 

            Explication de la scène finale (avis qui n'engage que moi, naturellement)

  

    L’Architecte est un personnage important puisque c’est lui qui est principalement à l’origine de la Matrice. Il en est le créateur, peut-être avec une autre personne (ce que l’on découvre dans le troisième volet). A la fin du film, Zion est sous le contrôle imminent des sentinelles, des machines qui ont pour but de détuire les rebelles. Alors qu’elles sont proches d’atteindre leur but, Neo parvient enfin à entrer, grâce au maître des clefs, dans une salle appellée la Source. Ce lieu, c’est l’endroit crucial, qui permet justement de revenir aux sources, de tout recommencer. Mais qu’est-ce que cela signifie ?

 

    Lors de la conversation entre Neo et l’Architecte, ce dernier lui explique qu’il représente une anomalie dans la Matrice, et lui propose un choix. Soit il prend la porte de droite, ce qui entraine le Reload (c’est-à-dire la remise à zéro) de la Matrice, soit il prend celle de gauche, qui le fera revenir dans la Matrice pour tenter de sauver Zion et Trinity. Ces deux choix ont de fortes implications. Dans le premier cas, la Matrice est remise à zéro, tout est effacé et on revient au point de départ. Neo choisira alors 23 personnes, 7 hommes et 16 femmes, pour recomposer Zion. C’est-à-dire que TOUT reprend à partir de zéro, y comprit Morpheus et la recherche de l’Elu, Neo. Seuls l’Oracle, l’Architecte, le Mérovingien et probablement l’agent Smith ne sont pas remis à zéro et gardent ainsi tous les souvenirs de ce qui s’est produit. Dans le deuxième cas, Neo prend le risque d’assister à la destruction entière de Zion s’il ne parvient pas à les sauver.

 

    A la fin du film, étrangement, Neo choisit de retourner dans laMatrice pour sauver celle qu’il aime : Trinity. Le film se finit alors sur le sauvetage de la belle, et on nous réserve la lutte contre les sentinelles pour le dernier volet.

 

    L’élément très intéressant de ce film réside dans le fait qu’on apprend que ça n’est absolument pas la première fois que Neo arrive dans la salle de l’Architecte. A en croire le créateur de la Matrice, celle-ci a déjà été remise à zéro 5 fois, choix effectué par Neo et qui fut toujours le même : le Reload de la Matrice. Et Neo étant une anomalie, cette anomalie réapparaît à chaque redémarrage du programme. D’ailleurs, les écrans derrière Neo nous montrent toutes les réactions que Neo a eu durant les 5 précédentes fois et dont il n’a aucun souvenir.

 

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    Vous pouvez revoir cette scène en anglais en cliquant ici, qui est beaucoup plus compréhensible avec tous ces éléments en main.

 

    Seulement cette fois, son choix n’est plus le même. Pourquoi ? Il y a de bonnes raisons de penser qu’à chaque fois que Neo recharge la Matrice, il conserve en lui une légère mémoire qui lui permet de changer certains événements d’une version à l’autre de la Matrice. Cette mémoire intervient par les rêves prémonitoires qu’il a (la mort de Trinity par exemple). Cette fois-ci, Neo décide de prendre le risque et de retourner en arrière pour sauver Zion.

 

     Voilà pour cette scène qui nous en apprend beaucoup plus sur l’origine de la Matrice.

 

    Cependant, une question nécessaire s’impose : le monde dit “réel” l’est-il vraiment ? Il y a de fortes chances que non. Premièrement, comment remettre à zéro un élément du monde réel (à savoir Zion) ? Si Zion est repeuplée et remise à zéro, c’est qu’elle fait partie d’un programme au même titre que les agents et la Matrice. Deuxièmement, on voit dans le troisième volet que l’agent Smith parvient à s’infiltrer dans le monde dit “réel”. Comment est-ce possible alors qu’il n’est qu’un programme et qu’il est incapable de sortir de la Matrice ? Enfin, le dernier indice qui me permet d’affirmer que le monde “réel” ne l’est pas, c’est la dernière action de Neo dans Matrix Reloaded. Neo, dans une ultime concentration, parvient à arrêter les sentinelles avec son esprit exactement de la même manière qu’il avait arrêté les balles à la fin du premier opus ! Or, ce genre de choses est totalement impossible, à moins que les humains dans le monde réel n’aient des super-pouvoirs, ce qui est totalement incohérent avec le reste du film.

 

    Il n’est donc pas exclu que la Matrice soit un monde virtuel insérée elle-même dans un autre monde virtuel. Comment alors savoir où se trouve le réel ? Est-ce qu’il y a ainsi différents “mondes” qui s’emboîtent ? Libre à vous de penser ce que bon vous semble… C’est en ce point précis que Matrix est une trilogie intelligente, car chacun peut en faire son interprétation personnelle et elle fait réfléchir le spectateur comme jamais aucun film n’aura fait réfléchir.

 

    Dernier point concernant ce film : l’agent Smith. L’agent Smith est un programme extérieur à la Matrice, qui lui a échappé, un programme qui est devenu totalement libre à la fin du premier volet. Son unique but est de renverser les machines afin de prendre le contrôle total de la Matrice et du monde “réel”. Mais ses plans sont contrariés par Neo. Il est évident que l’agent Smith garde sa mémoire à chaque Reload. En effet, pendant tout le film, l’agent Smith prend un malin plaisir à rejoindre Neo exactement là où il se trouve, ce qui étonne d’ailleurs beaucoup l’Elu. On peut retenir une discussion très intéressante entre Smith et lui-même (un des ses sosies) à un moment du film : “That went as expected… It’s happening exactly as before” que l’on peut traduire par “ça s’est passé comme prévu, exactement comme précédemment”. L’explication est simple : si Smith a toujours un coup d'avance sur Neo, c’est tout simplement parce qu’il SAIT où Neo va aller. Car l’Elu a déjà emprunté ces chemins par 5 fois dans le passé, l’histoire se répétant à chaque Reload (à quelques détails près). Il sait donc exactement ce que va faire Neo. Comme il sait que Neo va, comme les précédentes fois, remettre la Matrice à zéro, il va tout faire pour l’empêcher d’arriver à ses fins, pour avoir une chance de contrôler le monde réel à lui seul. C’est pourquoi pendant tout le film, il va essayer de se dupliquer dans Neo afin de le faire disparaitre.

 

    Mais cette fois-ci, Neo décide de retourner dans la Matrice au lieu de la recharger, ce qui offre une opportunité à Smith de continuer son but et qui fera l’objet du dernier volet de la saga pour l’ultime affrontement entre Neo et Smith.

 

III – Matrix Revolutions

 

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    Ainsi donc, cette trilogie n’est pas si évidente à comprendre. Et le dernier volet indispensable est tout aussi incompréhensible si on ne se penche pas sur le sujet un minimum. Outre les scènes magnifiques de combats et les effets spéciaux, il existe dans ce film des explications et des paroles qui ne finiront jamais de faire parler les fans de la saga.

 

    Voici donc le dernier volet de cette saga passionnante. Pour raccourcir l’article, je ne parlerai que de la fin. Neo est donc revenu dans la Matrice et a sauvé Trinity. Il lui reste à sauver Zion. Pendant tout le film, il ne va chercher qu’à faire une seule chose : se rendre dans la ville des machines pour rencontrer le Deus Ex Machina afin de conclure un pacte avec les machines.

 

    C’est ainsi qu’il y parvient, à la toute fin, et qu’il se retrouve face au “chef” des machines, seul et aveugle. Son marché est facile à comprendre. Il explique aux machines qu’il sait très bien quelle est leur menace : l’agent Smith, qui risque de prendre le contrôle total du monde réel et des machines. Neo affirme être le seul à pouvoir battre l’agent Smith. Il propose donc d’être introduit dans la Matrice pour pouvoir anéantir Smith. Il y a alors deux possibilités : soit Neo réussit, et dans ce cas, les machines promettent de laisser Zion tranquille, soit il échoue et alors les machines auront tout le loisir de tuer Neo dans le monde réel.

 

    Sur ce pacte, les machines expédientNeo dans la Matrice afin de détruire l’agent Smith. Viennent alors des scènes d’anthologie dans ce film. Tout d’abord, la scène du combat entre l’agent Smith et Neo, sous le regard de milliers d’agents Smith dupliqués.

 

 

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    Puis, bien sûr, la fin magistrale. Même si certains en doutent peut-être et voient le dernier acte de Neo comme un acte de faiblesse, il est pourtant évident que Neo se sacrifie. A la fin, Neo se retrouve face à Smith et comprend parfaitement qu’il ne parviendra pas à le tuer, car il est devenu beaucoup trop puissant. Il comprend alors qu’en se laissant dupliquer et en perdant volontairement le combat, les machines considèreront que Neo a échoué dans sa mission. Elles décident donc de le tuer dans le monde réel.

 

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    Cependant, lorsqu’elles le tuent dans le monde réel, il meurt également dans la Matrice ! Or, le Neo de la Matrice s’est transformé en l’agent Smith qui explose de joie devant cette victoire tant attendue. Une joie qui ne durera pas longtemps puisqu’en toute logique, il est totalement détruit grâce au sacrifice extraordinaire de Neo.

 

    La toute fin du film nous montre l’Oracle et l’Architecte entrain de discuter. On en déduit que comme Neo est enfin détruit, le Reload de la Matrice peut s’effectuer une nouvelle fois. On peut voir en l’Oracle et en l’Architecte les mère et père de la Matrice. Ils ont l’air assez impassibles quant aux événements qui viennent de se produire et qui ne semblent jamais s’être produits par le passé. Mais ils paraissent soulagés tout de même, apaisement traduit par la fameuse phrase “On l’a échappée belle, cette fois-ci“. Ceci signifie que lors de cette sixième version de la Matrice, l’agent Smith a bien failli prendre le contrôle total du monde et qu’il s’en est fallu de peu. Ce qui laisse présager un mauvais tournant pour la septième version…

 

    Le personnage de l’Oracle, finalement, est assez mystérieux et on peut se demander quel est son rôle dans l’histoire. En effet, elle ne semble agir que pour inciter Neo à trouver la Source pour effectuer le Reload. Dans le deuxième volet, elle ne lui apporte pratiquement aucune réponse et ne cherche qu’une chose ; à savoir donner les moyens à Neo de trouver le maitre des clefs avant que l’agent Smith ne l’en empêche. Quoiqu’il en soit, il semble que l’Oracle mente à Morpheus en ce qui concerne la prophétie qui n’existe absolument pas.

 

    On en vient finalement à se demander si l’Oracle et l’Architecte ne sont pas deux personnes qui ont absolument tout créé, la Matrice, le monde “réel” et tout le reste pour lancer une simulation, comme un “jeu” qui tournerait en boucle pour en faire une expérience.

 

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    Pour finir, j’espère que cet article aura intéressé, peut-être informé sur cette trilogie. J’espère même avoir fait changer l’avis de plusieurs personnes concernant ces films extraordinaires, complexes et absolument pas commerciaux. Je pense tout simplement qu’il faut voir et revoir ces films, sans modération, pour les comprendre mieux à chaque fois. Personnellement, écrire cet article m’a fichtrement donné envie de les revoir.

 

    Voilà tout, je serais vraiment heureux de pouvoir continuer le débat dans les commentaires. Je pense aussi que beaucoup de personnes ne sont absolument pas d’accord avec ces théories, et ils ont bien raison puisque ces explications sont personnelles et loin d’être immuables. Il me reste beaucoup à apprendre sur Matrix et j’attends donc vos réactions et vos avis.





     Voir aussi : Les meilleurs films de 1990 à 1999, Les meilleurs films de 2000 à 2010.





Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Le ciné, celui d'hier
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 23:33

    Inglourious Basterds. Ce qu’il y a de bien avec Quentin Tarantino, c’est que lorsqu’on s’attend à un chef d’oeuvre, on a bel et bien un chef d’oeuvre. Et ce qui est encore mieux, c’est qu’on s’attend toujours à un chef d’oeuvre ! Ce réalisateur enchaîne les très, très bons films, de grosses surprises qui ne laissent jamais indifférent. Je viens de le voir pour la troisième fois et je ne m'en lasse vraiment pas. Encore une fois, le maître de la caméra et des scénarios en béton nous offre un petit bijou, qui était extrêmement attendu.

 

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    Quel film… Sorti en août 2009, et nominé au Festival de Cannes, c'est certainement l’un des meilleurs films de l’année 2009, devançant même à mon goût l’excellent Gran Torino. A peine le générique commencé, on reconnait déjà la patte du réalisateur. Une musique digne d’un Kill Bill, un générique écrit tout en jaune qui fait relativement vieux, ça y est, on le sait, c’est un film de Quentin Tarantino. Puis, autre caractéristique de Monsieur Tarantino, on nous présente le titre du “premier chapitre”, ce qui laisse entendre que le film sera découpé en plusieurs parties. Et ça y est, on entre enfin dans le film. Et ça commence fort, à la fois en humour et sur l’impact qu’a ce premier chapitre. Commençons par parler du casting impressionnant de ce film, et des personnages associés à ces acteurs. Au début du film, on nous présente un des personnages principaux, le Colonel Hans Landa, qui est tout simplement le plus important du scénario, incarné par un Chistopher Waltz particulièrement génial.

 

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    L’acteur interprète ce rôle à merveille, en nazi tantôt drôle et joyeux, tantôt impitoyable et mesquin. Il est à l’origine des nombreux rires.

    Et il va sans dire que tous les personnages du film sont présentés petit à petit, chacun ayant son propre rôle, sa propre âme. Ils sont loin d’être plats, bien au contraire. Le deuxième acteur qui vient à l’esprit est inévitablement Brad Pitt, qui nous permet de rire d’autant plus fort. Quel talent, c’est incroyable. Il incarne un américain, Aldo Raine, bien décidé à monter sa petite armée de soldats juifs dans le but de massacrer un maximum de nazis par le scalp.

 

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    Ensuite, il y a le soldat Fredrick Zoller. Voici un troisième personnage joué par un acteur exceptionnel, Daniel Brühl, qui s’est notamment fait connaître dans l’excellent Good Bye Lenin. Un personnage assez difficile à comprendre, qui semble très fier de son titre, mais ne peut s’empêcher de ressentir des remords pour ce qu’il a fait.

 

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    Enfin, pour finir avec les acteurs, je citerai Martin Wuttke, qui incarne un parfait Adolf Hitler très caricaturé. On ne manquera pas de citer la participation de Samuel L. Jackson, cet habitué des plateaux de Tarantino qui est le narrateur du film. J’oublie beaucoup de rôles, mais voilà l’essentiel.

 

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    Passons maintenant aux actrices. Tarantino est également réputé pour nous offrir des rôles féminins quelques peu différents de ceux qu’on voit habituellement au cinéma. Il en est ainsi pour Mélanie Laurent, sublime, qui incarne la cinéphile Shosanna Dreyfus, une jeune femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds facilement. Notre actrice française, notamment révélée dans Je vais bien ne t’en fais pas, nous montre un sacré talent.

 

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    Il en est de même pour Diane Kruger qui, elle aussi, illumine littéralement l’écran à chaque apparition.

 

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    C’est donc un casting de rêve qui est présent avec nous durant les 2h30 de ce film. Durée qui passe à une allure absolument impressionnante, tant le film est passionnant, drôle, touchant et esthétiquement proche de la perfection. Les musiques sont géniales et posent une ambiance “Tarantinesque” assez joussive. On reconnaîtra notamment un petit passage d’une des musiques de Kill Bill 2, dont le nom m’échappe, mais qui est un clin d’oeil sympatique pour les inconditionnels de la bande originale de ce film.

 

    Ensuite, autre aspect caractéristique du réalisateur, c’est la petite touche de violence qu’il nous montre. mais c’est une violence paradoxalement jubilatoire et drôle, et non insoutenable. Elle va même jusqu’à nous procurer une certaine euphorie lors de deux scènes à la toute fin du film (que je ne révèlerai pas ici pour ceux qui ne l’ont pas vu).

 

    Ensuite, et c’est ce qui fait aussi pratiquement 50% du film, on a droit à un festival de dialogues tous plus drôles et recherchés les uns que les autres. Les bavardages et les discussions entre les personnages sont excellents, travaillés et font effet. L’humour fait mouche tout le temps, et c’est ce qui fait également la réussite des films du cinéaste. On retiendra notamment la discussion entre le Lieutenant Aldo Raine et le sergent Wilhelm ainsi que les deux quasi-monologues du Colonel Hans Landa, au tout début du film et face à Shosanna Dreyfus.

 

    Enfin, on retiendra bien sûr la force incroyable du scénario, bien pensé et très facile à suivre malgré le nombre impressionnant de personnages importants. On sent que Tarantino a une fois de plus été très inspiré. Il en va de même pour la quasi-totalité des séquences du film, qui sont superbement mises en scène, magnifiques. On assiste à de nombreuses scènes totalement décalées ainsi qu’à des situations loufoques et inattendues, voire comiques, comme le moment où Hans Landa demande à Shosanna d’attendre la crème.

 

    Pour résumer, ce film est l’oeuvre d’un génie, qui ne cesse de sortir de son imagination des idées géniales et très appréciées. Qu’il continue, nous n’attendons que ça et on en redemande. That’s a bingoooo !



       Voir aussi : Les meilleurs films de 2000 à 2010, Quentin Tarantino, Jackie Brown, Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Kill Bill 1&2, Samuel L. Jackson.




Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Blogorama, le retour ! (excessif.com)
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 15:45

    The Devil's Arithmetic est plus un téléfilm qu'un film, sorti en 1999 et réalisé par Donna Deitch. Apparemment, personne ne le connait, en tout cas en France. Pourtant, c'est un bon film pour entretenir la mémoire de l'Holocauste. Le film raconte l'histoire d'une jeune fille juive qui en a marre de toutes les traditions liées à sa religion. Mais subitement, elle va se retrouver projetée quelques années en arrière et vivre la déportation de sa tante en temps réel. 

 

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    Pour un téléfilm, c'est vraiment très réussi. Certes, le film met un peu de temps à démarrer. Mais dès que Hannah se retrouve 50 ans en arrière, le film prend soudain un grand intérêt.

    Sans choquer, le film montre de façon assez crue les horreurs de la déportation. Disons que quelques scènes sont dérangeantes, comme le moment où deux gardes nazis sont entrain de discuter sur la meilleure façon de fusiller un juif. Des gardes présentés comme inhumains, violents et autoritaires, ce qui n'est certainement pas loin de la vérité et rend le film vraiment crédible.
  

 

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    De plus, le film se met du point de vue d'une adolescente actuelle, et envoie un message à la nouvelle génération qui n'a rien à faire de l'Histoire et qui se fiche d'entretenir cette mémoire. Mais le film montre aussi quelque chose d'important : si on n'a pas vécu ceci, on y est forcément moins sensibles. Bien que ça reste choquant pour nous, nous n'avons aucune idée de l'intensité de cette abomination. C'est pour ceci que les films sur le sujet sont à mon avis importants, car ils tentent de reconstituer les conditions de vie de ces pauvres gens, ce qui prête vraiment à réflexion.

    C'est assez récemment que j'ai décidé de m'intéresser de près à la Shoah, car je ne m'étais jamais vraiment posé la question. C'est un soir que je me suis mis à lire l'article Wikipédia consacré au sujet, pendant deux heures. Choqué, je savais que ça avait été horrible et inhumain, mais pas à ce point. Depuis ce moment, je me suis mis à m'intéresser aux films traitant de ce sujet. Et c'est en regardant la filmographie de Kirsten Dunst que je suis tombé là-dessus.

 

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    Kirsten Dunst est vraiment crédible et émouvante, n'en fait vraiment pas trop, de même pour Brittany Murphy qu'on retrouve dans un rôle bien différent de celui qu'elle jouait dans Sin City. Il est également agréable de retrouver Louise Fletcher, que je n'aurais jamais reconnue tout seul (eh oui, elle a quand même pris 25 ans depuis Vol Au-dessus d'un Nid de Coucou).

    Bref, ce n'est bien sûr pas un chef d'oeuvre, mais un téléfilm vraiment bon. Et c'est dans une certaine optique de revalorisation des films totalement inconnus que j'ai voulu le faire partager ici.



       Voir aussi : Kirsten Dunst.



 
Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Le ciné, celui d'hier
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 22:23

      A l'occasion des soirées spéciales à venir sur M6 (la première étant actuellement entrain de se dérouler), je veux revenir sur la meilleure série française jamais créée : Kaamelott. Cette série est un pur bijou scénaristique et inventif, inventée par Alexandre Astier. Et c'est bien simple, il s'occupe de pratiquement tout. Il est derrière la caméra, il est également devant (puisqu'il joue le Roi Arthur en personne), il compose les musiques, il fait tous les dialogues. Bref, ce type est à mon goût un vrai génie. Qu'en est-il donc de cette série ?
  

 

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    La série n'était à la base qu'un court-métrage de 14 minutes, réalisé et produit par Alexandre Astier, à la fois acteur de talent, réalisateur, compositeur, monteur et scénariste de ce projet. L'idée s'est ensuite développée sur 6 saisons, qui ont toutes été diffusées entre 2005 et 2009. Un véritable phénomène en France, toujours très attendu et encensé par les critiques pour son humour décalé et son originalité.

    Kaamelott est une série humoristique, qui relate la légende du Roi Arthur de façon souvent décalée et anachronique. On y découvre des Chevaliers de la Table Ronde loin de l'image que l'on s'en fait habituellement. Très peu courageux, tantôt rustres, tantôt lâches ou totalement simples d'esprit, c'est à leurs côtés qu'Arthur tente d'accomplir la quête du Graal, tâche qui lui a été confiée par les Dieux. Une mission qui va s'avérer plus difficile que prévu, face au manque total de compréhension de la part de son entourage. Ne pouvant supporter ni sa femme Guenièvre ni sa belle-famille, il est pratiquement le seul à comprendre l'importance de sa destinée. Roi de Bretagne, ayant passé son enfance dans la milice romaine, il essaie désespéremment de faire tenir son royaume debout, ne pouvant entièrement compter que sur son épée magique Excalibur et son fidèle ami Lancelot. Mais cette amitié s'estompera rapidement et, à partir du livre IV, Arthur est petit à petit abandonné par les siens, le conduisant inexorablement vers une longue dépression.

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    Ce qui fait notamment le charme de la série, c'est un constant changement du format des épisodes selon les livres de la série (terme choisi pour désigner une saison). Ainsi, Kaamelott a débuté par des petits épisodes de 3 minutes, longueur qui fut doublée par la suite, pour finalement terminer avec un format de 52 minutes en vue d'une trilogie au cinéma. Cependant, ces modifications ne sont pas anodines, elles sont aussi synonymes d'un changement total de registre, l'ambiance virant soudainement de l'humour au drame.

    Et je trouve absolument génial de la part d'Astier d'avoir pris ce risque énorme, de ne pas s'être attardé sur l'argent qu'aurait pu engranger cette série sur 20 saisons, et d'avoir su transformer Kaamelott de façon si radicale. Ce changement de ton ne plait pas à tout le monde, c'était un risque à prendre, mais personnellement je trouve ça absolument grandiose.

    Et puis, bien sûr, les personnages font la grande force de la série. Ils ont tous leurs répliques hilarantes. Le bougon Roi Arthur, un peu dépressif et rarement de bonne humeur, qui utilise des expressions absolument tordantes. Les barbares Léodagan et Séli, eux aussi souvent en colère, dotés d'une répartie à toute épreuve. Perceval, le naïf simplet qui ne comprend jamais rien mais a néanmoins quelques sursauts d'intelligence. Karadoc, l'ami de Perceval qui ne pense qu'à manger et dormir. La reine Guenièvre, un peu cruche et qui a une façon de parler très amusante. Les irrécupérables Yvain et Gauvain, qui sont à mon avis deux des meilleurs personnages de la série. Toujours drôles, ils ont leur propre langage et restent d'éternels gamins. Sans compter toutes les guests stars comme Alain Chabat, Bruno Salomone, Elie Semoun, Guy Bedos, Christian Bujeau qui sont tous géniaux.

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    Bref, je ne vais pas tous les citer mais cette série regorge d'idées géniales, de personnages atypiques et de dialogues très drôles. Il ne faut vraiment pas passer à côté.

    Nous n'attendons plus que la sortie au cinéma de la trilogie qui ne devrait pas arriver avant 2013... En attendant, je te conseille vivement de regarder l'intégrale de la série (notamment les saisons 5 et 6 pour ceux qui ne sont pas adeptes de l'humour et du format des premières saisons).



       Voir aussi : le Roi Arthur, Perceval et Karadoc, Merlin, Yvain et Gauvain.





Par Sebmagic - Publié dans : Séries TV
Griffonner une Bafouille - Voir les 6 Bafouilles
Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 19:27

    Crazy/Beautiful est un film sorti en 2001, réalisé par John Stockwell. C'est un teen movie qui raconte une histoire d'amour impossible entre deux étudiants complètement différents. Un film à la fois Crazy et Beautiful.

 

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    Depuis que j'ai vu Marie-Antoinette et l'incroyable interprétation de Kirsten Dunst, je me suis mis dans la tête de regarder une grande partie de la filmographie de cette actrice. Actrice que je n'aimais pas beaucoup avant, ou en tout cas pour qui je n'avais aucun réel avis. Je l'avais juste vue dans Jumanji, la trilogie Spiderman et Eternal Sunshine of the Spotless Mind, des films géniaux mais où son jeu d'actrice ne m'avait jamais interpellé plus que ça... Peut-être est-ce la VO qui m'a fait changer littéralement d'avis. Quoique, quand j'y pense, je l'avais trouvée absolument géniale dans Virgin Suicides, un film tellement déprimant à la photographie sublime... Bref, j'ai décidé de me procurer le film Crazy/Beautiful, dans lequel elle tient le rôle principal avec Jay Hernandez, et j'ai aimé.

    Certes, le film n'est pas vraiment original, et le scénario ne casse pas des briques. Un genre de Roméo et Juliette mis au goût du jour, et sans la fin ultra-dramatique. Il est d'ailleurs dommage que le film se termine de façon plutôt niaise, bien que l'émotion soit au rendez-vous.

    Les deux acteurs sont vraiment exceptionnels. Jay Hernandez joue le rôle de Carlos Nunez, un étudiant très assidu, doué et studieux, qui croit en ses rêves et est promis à un bel avenir. Mais il va rencontrer une fille de sa classe, Nicole Oakley, dont le caractère est tout autre. Elle prend les cours comme une rigolade, n'hésitant pas à les sécher, et à faire la fête. En proie à l'alcool et aux drogues, elle est malheureuse, n'est pas soutenue par son père et déteste sa belle-mère. Mais Carlos va s'intéresser à elle. Malheureusement, la famille de Carlos n'approuve pas cette nouvelle petite amie, craignant qu'elle ne compromette ses études. De l'autre côté, le père de Nicole lui interdit  de fréquenter sa fille, car elle est instable et dévastatrice.

    Et vraiment, on s'attache énormément aux deux personnages. On sait très bien comment l'histoire va se terminer mais on ne sait pas de quelle façon on va y arriver. Le film est principalement centré sur le passé de Nicole, et Kirsten Dunst nous offre une interprétation vraiment touchante sur tout le mal-être que peut ressentir une adolescente de 17 ans en mal de vivre. Taryn Manning est également talentueuse dans le rôle de la meilleure amie de Nicole, Maddy, bien qu'elle apparaisse assez peu à l'écran.

 

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    C'est vraiment une belle histoire, on assiste à de nombreuses scènes d'émotion. Notamment la relation entre nos deux protagonistes bien sûr, mais également la relation père/fille qui est intéressante.

    La bande son du film est agréable, assez rock mais contient aussi des morceaux plus calmes comme This Years Lovin de David Gray.

    Bref, c'est un film plutôt banal mais qui possède de nombreuses qualités et parvient à passionner. A voir !

 




       Voir aussi : Kirsten Dunst.


 
Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Critiques
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