Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 22:33

          J'ai bien failli ne pas le voir au ciné, mais vu l'engouement général et les critiques excessivement bonnes, j'y suis allé et je crois que j'ai très bien fait (j'aurais clairement loupé quelque chose). Même si le synopsis ne me branchait pas plus que ça, je dois bien admettre que Drive est un objet cinématographique magnifique, une oeuvre d'art. Une pure beauté, peut-être scénaristiquement un peu faible mais tellement sublime qu'elle m'a totalement happé dans son univers.

 

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             C'est exactement ce que j'attends d'un film au niveau des plans et des frissons véhiculés. D'ailleurs, certains plans représentent carrément mon idéal cinématographique, des plans que j'ai toujours rêvé de voir. Drive l'a fait et s'approche dangereusement de la perfection jusqu'à la frôler. Le film s'appuie sur 3 choses incroyables et qui font sa qualité : Ryan Gosling, la mise en scène, et la BO.



drive               En effet, en plus d'avoir des plans dignes de ce nom (photographie hallucinante, mouvements de caméra parfaits, prises de vue géniales), ceux-ci sont accompagnés d'une des plus magnifiques BO que j'ai pu entendre. Clairement la meilleure BO que j'ai entendu depuis très longtemps, et possiblement la meilleure que j'ai jamais entendu. Chaque morceau du soundtrack est une pure merveille indescriptible, tantôt inattendue, dynamique, frissonnante, et tantôt relaxante, posée. C'est la plus grande force du film. C'est bien simple, le film regorge de plans au ralenti dont je raffole totalement, et grâce aux musiques on aurait presque envie qu'ils ne s'arrêtent jamais. Refn se fait plaisir et nous fait plaisir surtout, c'est incroyable comme j'ai pu prendre mon pied. A côté de ça, le personnage de Ryan Gosling (brillantissime et extrêmement charismatique) est tellement complexe et passionnant que le manque de vrai scénario est très vite oublié. Et encore, au niveau du scénario on est quand même servi, avec une histoire assez originale qui vire parfois au trash (certains plans sont d'une grande violence). Le personnage principal, dont on ne connait d'ailleurs pas le nom, est profond et recherché, le film tombant parfois dans le psychologique. C'est un personnage peu bavard, mais qui a tellement de particularités que le mystère sur son identité est jubilatoire.



drive4                Malgré la rareté des dialogues pour Ryan Gosling, celui-ci nous livre une interprétation géniale toute en sensibilité, émotion et agressivité. C'est pour moi sa relation avec Irene (admirablement jouée par Carey Mulligan) qui est la plus passionnante. Toute la première partie du film est une merveille. Dès le premier plan, j'ai été immergé dans l'histoire de ce conducteur peu ordinaire, jusqu'à la fin. Je me suis senti archi-gâté au niveau des plans. Le baiser dans l'ascenseur, entre autres, et tous les autres plans du même style, très immersifs, m'ont plongé dans une ambiance de malade. D'ailleurs, ce plan est d'autant plus magnifique qu'il commence par un ralenti poétique et posé sur un baiser pour aboutir en une demie-seconde à un carnage sans nom. Carey Mulligan est touchante (quelle actrice remarquable) et le duo entre les deux personnages est convaincant et assez loin des clichés. Des scènes sans aucun dialogue (ou presque), presque uniquement des jeux de regard, qui sont d'une rare intensité. Puis le film plonge vers un thriller assez sanglant, plein de tension, qui montre toute la détermination du personnage principal à vouloir se sortir d'une situation très compliquée. J'ai juste trouvé dommage, finalement, que cette partie plus tendue soit si longue (car elle est finalement assez peu passionnante, avec cette histoire qui tient quasiment de la mafia). Le réalisateur nous a pondu, pour 90% du film, des images de rêve, des plans à tomber par terre, mais a légèrement relâché tout ça lors de la seconde partie, ce qui est dommage. Malgré tout, cette seconde partie, différente de la première car plus trash et plus violente, est clairement réussie. Drive se conclut toujours sur une musique originale et très vibrante, de façon magistrale.


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            Bref, Refn nous a sorti un véritable chef d'oeuvre, exactement ce que j'attends au cinéma. Un bijou de mise en scène dont on va parler très longtemps. Je suis encore sous le charme de la musique et j'ai du mal à me sortir de l'ambiance de fou qui se dégage du film.
    
              Note : j'ai tellement eu de mal à choisir les images pour illustrer cet article que je les mets toutes.


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Une scène des plus magnifiques avec une BO de rêve



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Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Le meilleur du Cinéma
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 23:18

           J'ai déjà vu Koyaanisqatsi qui est pour moi une vraie merveille, superbe en tous points et que je conseille à tout le monde de voir depuis des mois. Le fait d'avoir découvert ce documentaire magique de Godfrey Reggio m'a mis en confiance pour les 2 suivants et je dois avouer que pour le deuxième film de cette trilogie, Powaqqatsi, j'ai été déçu malgré toujours ce côté OVNI. Alors certes, le talent de réalisation est indiscutable, la photographie est dingue (certains réalisateurs devraient prendre exemple là-dessus), de nombreux plans sont à tomber par terre et la musique de Philip Glass a toujours son effet. Mais pourtant, inutile de nier que je me suis ennuyé ferme, contrairement à Koyaanisqatsi qui m'avait tant hypnotisé pendant 1h30 et reste pour moi l'un des plus beaux films jamais créés.

 

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              Les 1h40 de Powaqqatsi passent quand même à une grande rapidité, et ce même si le film est toujours muet (c'est le comble pour un documentaire, vous me direz), mais je n'y ai absolument pas retrouvé l'intérêt de son prédécesseur. Koyaanisqatsi m'a bouleversé au travers de sa musique, de son côté très déprimant, il m'a également surpris à de nombreuses reprises en multipliant les plans ingénieux et complètement fous. Les changements de rythme m'ont déboussolé et m'ont tenu jusqu'au bout avec passion. Les images s'enchainaient avec sens et cohérence. Et là, force est de constater que je n'ai absolument pas ressenti la même chose. Avec Powaqqatsi, qui ne s'intéresse plus à l'hémisphère Nord mais à l'hémisphère Sud, je m'attendais sensiblement à frissonner au moins autant, à savourer chaque plan et à me laisser emporter par les musiques. Ce ne fut pas vraiment le cas. Tout au long de ce film, je n'ai cessé de me demander ce qu'il se passait, où on se trouvait, et surtout où était la cohérence entre les plans. En d'autres termes, je n'ai pas saisi où voulait en venir Godfrey Reggio, contrairement au message passé dans chaque plan de Koyaanisqatsi, fort et puissant. Ici, je n'ai pas réussi à capter ce que le réalisateur a voulu nous montrer et je suis clairement resté sur ma faim. Et pourtant, le film est louable dans le sens qu'il reste toujours totalement neutre vis-à-vis des images qu'il montre.



powaqqatsi-2.jpg            Alors bien sûr, la construction du film est intéressante, en nous exposant d'abord les coutumes ancestrales des peuples présentés, pour évoluer vers la technologie, le progrès et son impact sur ce monde. Malheureusement, pour un documentaire je n'ai pratiquement rien appris et pire, je n'ai pas souent compris. Reggio nous emmène dans des contrées bien éloignées de notre mode de ve occidental, ce qui est un plaisir pour les yeux. Philip Glass, lui, nous embarque également dans ces lieux à l'aide de musiques traditionnelles et folkloriques, ce qui est un plaisir pour les oreilles. Cependant, je ne suis pas expert en la matière et je n'ai pas saisi tout le sens des images, je n'ai pas compris tout ce que faisaient les personnages filmés ni dans quel but ils le faisaient. J'ai également trouvé que les plans manquaient d'originalité comparés à ceux de Koyaanisqatsi qui regorge de trouvailles incroyables. A titre d'exemple, j'ai trouvé que Reggio use et abuse des plans sur les visages. C'était une chose qui avait été dosée avec justesse dans le premier film et que j'ai trouvé ici en surabondance. Au bout d'un moment, ça m'a légèrement gavé car j'avais l'impression que le film n'évoluait pas.


          A côté de ça, j'ai été extrêmement déçu que la composition musicale la plus souvent utilisée ait été intégralement réutilisée par Philip Glass pour The Truman Show. Je connais cette musique par coeur grâce au magnifique film de Peter Weir, je l'ai même tellement écoutée qu'elle commence à me soûler. Et là, je découvre en lançant le film que cette musique a été à l'origine composée pour Powaqqatsi et qu'elle y est utilisée très souvent. Et malheureusement (c'est purement subjectif et c'est bien malheureux), à chaque fois que cette musique accompagnait les belles images du film, je n'avais en tête que The Truman Show et je n'ai jamais réussi à m'en dissocier. Résultat, les musiques (sauf quelques unes) ne m'ont que rarement touché, alors que c'était justement un boulot hallucinant de Philip Glass qui m'avait tant frappé dans Koyaanisqatsi. Conclusion de tout ceci : alors que j'ai été subjugué et passionné par Koyaanisqatsi (et vraiment dans chaque plan) qui demeure l'une des plus grandes claques que j'ai prises (notamment à la fin du film assez démoralisante), j'ai été relativement ennuyé par Powaqqatsi qui aura eu le mérite de me faire voyager visuellement, mais de ne jamais m'emporter émotionnellement. Pour résumer, à la fin de Koyaanisqatsi j'ai eu immédiatemment envie de le revoir encore et encore pour ressentir des multitudes de choses, tandis qu'à la fin de Powaqqatsi je n'ai eu aucune envie de le revoir un jour (j'avais même hâte qu'il se termine). C'est vraiment dommage mais j'ai quand même envie de voir Naqoyqatsi pour voir s'il va me convaincre ou me décevoir.
   









Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Planète Cinéphile
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 13:59

         Après plusieurs articles sur ses films, je conclus par un article sur l'actrice elle-même (ça faisait très longtemps que j'avais pas écrit dans la section "Personnalités"), suivi d'un petit classement de ses films selon mes goûts. Natalie Portman (sans h !) est une actrice que j'apprécie énormément et qui a fait un bon petit bout de chemin sur grand écran, depuis Léon en 1994. Elle atteindra de façon certaine des sommets impressionnants, à l'allure où elle va, et c'est d'ailleurs déjà le cas aujourd'hui.


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           Encore une fois, cet article ne parlera que de Natalie Portman en tant qu'actrice et non en tant que personne. Je me répète sûrement mais je déteste la surmédiatisation des stars et surtout le côté people qui va avec. Je ne comprendrai jamais les gens à l'affût de toute info totalement privée et je les méprise même un peu.


          Bref, je me fous complètement de sa vie privée, du moment qu'elle me procure quelque chose au travers de ses rôles, et c'est évidemment le cas. Natalie Portman a 30 ans et on a pourtant l'impression qu'elle est dans le cinéma depuis très longtemps. Elle est mondialement connue depuis seulement une douzaine d'années (depuis Star Wars car avant la nouvelle trilogie de Georges Lucas, l'actrice n'était pas vraiment sur le devant de la scène internationale). Paradoxalement, j'ai trouvé que son rôle dans Star Wars fut l'un de ses moins bons, m'enfin j'en reparlerai dans les détails plus bas. Toujours est-il que sa filmographie est impressionnante et je trouve formidable qu'elle choisisse ses films aussi bien. Malgré quelques fautes de parcours (mais pas plus de 2 ou 3 parmis ceux que j'ai vu), elle déçoit rarement par le choix de ses films et c'est un bon point, car ses rôles sont souvent marquants, voire inoubliables pour certains comme V pour Vendetta, Léon ou Garden State.


          Ce que j'aime chez cette actrice, c'est qu'elle est l'une des rares de nos jours à posséder un jeu aussi juste, ce qui fait d'elle l'une des meilleures actrices du moment (si ce n'est la meilleure pour ma part, finalement). Ses rôles ne sont pas toujours très variés, ce qui tend à en excéder certains, mais elle est tellement puissante et efficace dans son style que j'ai beaucoup de mal à lui reprocher. Effectivement, il est rare de voir un film dans lequel Natalie Portman ne finit pas en pleurs, mais quel plaisir pour l'émotion ! Elle est habituée au rôles dramatiques et ils lui vont comme un gant. Mais quand on voit son immense talent dans le domaine, on comprend que les réalisateurs exploitent ce don d'actrice inégalé. Et quand je dis inégalé, je pèse mes mots car pour moi, il n'y a qu'elle pour réussir à jouer le drame et la tristesse de façon aussi juste et touchante, la seule capable de transmettre autant de frissons, voire des larmes, en une seule scène (je parle ici seulement des actrices). A chaque fois que ses personnages se mettent à pleurer, c'est toujours poignant et très réaliste, et ce talent ne finit jamais de m'impressionner. D'où le titre de l'article d'ailleurs, car le caractère poignant et extrêmement touchant de l'actrice est pour moi le trait de son jeu qui la caractérise le mieux.


          Ce talent a été dévoilé dès son premier film, Léon, où elle est terriblement émouvante, à seulement 12 ans. A mon avis, Luc Besson a fait ici la découverte de la décennie. Une vraie révélation qui se confirme aujourd'hui avec les multiples récompenses qu'a obtenu Portman, synonymes de grands rôles très marquants. Alors malheureusement, on peut reprocher à Natalie Portman de n'avoir pas d'autres expressions que la tristesse. Je répondrais qu'elle le fait magnifiquement bien, tellement qu'on lui donne peut-être rarement l'occasion de jouer autre chose. Ceci dit elle est quand même capable de jouer des rôles un peu plus secs voire méchants, comme dans Deux soeurs pour un roi ou Black Swan, ou encore extravagants comme dans My Blueberry Nights et Closer. Il n'en demeure pas moins que dans chacun de ses films, elle a toujours son petit moment à elle pour nous montrer ce qu'elle fait à la perfection, ce qui parfois peut sauver un film du naufrage total (comme récemment avec Sex Friends).


          Bref, pour résumer, les rôles de Natalie Portman sont parfois extravagants, parfois sombres, mais souvent touchants, doux et sensibles, voire déprimants. Souvent dans le rôle d'une femme livrée à elle-même qui en prend vraiment pour son grade (flagrant dans V pour Vendetta ou Un hiver à Central Park), il est rare que je sois insensible à ses rôles, cela même lorsque le film est faible (comme Closer). En toute occasion, elle sait relever le niveau d'un film en nous transportant très loin, ce qui fait d'elle (à mon goût) une actrice d'une qualité rare qui n'a pas fini de nous éblouir par son talent.


           Je vais maintenant commenter les films que j'ai vu d'elle, en mentionnant uniquement ceux dans lesquels elle est actrice. Je ne parlerai alors pas de son travail de réalisatrice, qui de toutes façons n'est pas encore assez volumineux pour pouvoir en tirer des conclusions sur ses capacités derrière la caméra. Son unique réalisation (hormis dans New York, I love you que je n'ai pas vu), un court-métrage de 17 minutes intitulé Eve, ne m'a pas emballé plus que ça malgré la présence de Lauren Bacall, mais je ne m'attarderai pas dessus car on sent quand même qu'elle y a mis tout son coeur.


            J'ai classé les films que j'ai vu par préférences, en allant toujours du meilleur au moins bon. Je n'ai pas encore trouvé l'occasion, ni l'envie, ni les moyens de voir le reste de sa filmographie, mais si vous pensez que je suis passé à côté d'un chef d'oeuvre n'hésitez pas à me le signaler (en particulier : que vaut New York, I love you ?).








          1. Léon (1994, Luc Besson)

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          Tout premier rôle de Natalie Portman mais pour moi le plus marquant de tous. Sa prestation est absolument grandiose pour une gamine de cet âge, et il est clair qu'avec ce film l'actrice s'assurait déjà un avenir très prometteur. Il lui a pourtant fallu attendre 5 ans avec Star Wars pour se propulser vraiment, je trouve étrange que ça ait été si long. Pour moi, Léon est clairement le meilleur film de Natalie Portman, le meilleur de Jean Reno et le meilleur de Luc Besson. Une véritable pépite à tous points de vue, grâce à des personnages extrêmement attachants. A seulement 12 ans, Natalie Portman nous livre une interprétation étonnamment adulte et dure. Il est d'ailleurs assez amusant de voir qu'à ses débuts, l'actrice jouait des rôles très mûrs pour son âge, tandis qu'ensuite elle a pu interpréter des rôles plus candides comme dans Garden State ou Black Swan. Il n'empêche que j'aurai beau revoir ce film encore et encore, le talent de cette toute jeune actrice me surprendra toujours, avec déjà à l'époque cette faculté impressionnante à nous faire décrocher quelques larmes. Jean Reno est également juste et touchant, dans un rôle au contraire plus naïf et enfantin. Comment oublier ce petit couple hors norme ? Mathilda et Léon resteront l'un des duos les plus touchants du cinéma. Bref, j'ai déjà fait un article à propos de ce chef d'oeuvre.



          2. V pour Vendetta (2006, James McTeigue)

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          J'en franchement hésité à mettre ce film en première place car il surpasse clairement Léon en terme de scénario, de puissance émotionnelle et même de jeu d'actrice. Mais j'ai quand même tenu à valoriser le tout premier rôle de Portman. Toujours est-il que V pour Vendetta reste incontestablement mon film préféré de l'actrice, et même l'un de mes préférés tous films confondus. Une pure merveille dans laquelle Natalie Portman excelle avec une puissance hallucinante, d'un bout à l'autre (à noter aussi qu'elle garde toute sa grâce avec le crâne rasé). Un film qui fait frissonner, qui fait pleurer, qui impressionne, qui frappe. Je n'ose pas imaginer ce qu'aurait donné le film avec une autre actrice. Film d'anticipation relevant du génie, à la fois visuellement et scénaristiquement, V pour Vendetta m'a marqué pour ses nombreuses scènes absolument anthologiques (à mon goût), comme tout le passage de l'enfermement d'Evy, mais également le final grandiose. Un monument du 7e art, dont j'ai fait une critique plus longue ici.



          3. Black Swan (2011, Darren Aronofsky)

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          Clairement l'un des plus grands films de 2011, et il est dur de réfuter ici l'Oscar de la meilleure actrice qu'elle n'a vraiment pas volé. Une pure beauté qui nous plonge dans l'univers (certes déformé) très noir de la danse. Portman joue un double rôle effrayant et skizophrénique qui m'a bluffé et prouve les capacités grandioses de la comédienne. Avec un rôle à double tranchant (au début douce, enfantine et fragile comme elle sait le faire, pour évoluer vers un personnage plus brutal et malsain afin de conclure le film sur un mélange des deux, émotionnellement très puissant), elle livre presque deux prestations, celles du cygne blanc et du cygne noir, et le résultat est captivant, poignant, génial. L'article ici.



          4. Garden State (2005, Zach Braff)

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         Un rôle touchant et un peu plus excentrique pour la jeune femme dans un film signé Zach Braff. L'acteur-réalisateur signe un coup de maître et offre à Natalie Portman l'un de ses plus grands rôles. Terriblement drôle, irrésistible, magnifique, purement géniale, elle donne à son personnage un côté décalé et innocent qui ne laisse pas indifférent. Un personnage qui représente typiquement le genre de personnes qu'on aimerait rencontrer. Même si le film est plutôt centré sur le personnage de Zach Braff (qui est d'une justesse et d'un comique troublants), le réalisateur laisse toute sa place à Natalie Portman qui est en quelque sorte le deuxième personnage principal du film. Le duo fonctionne à merveille et nous offre des scènes de pur délire, mais surtout de pure émotion. Car ces deux personnages un peu perdus ne peuvent que toucher le spectateur et j'ai du mal à croire qu'on puisse ne pas aimer ce film. La critique ici.



          5. My Blueberry Nights (2007, Wong Kar-Wai)

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          Je ne sais absolument pas comment classer les places 5, 6 et 7. Comme je ne parviens pas à me décider, on va considérer qu'ils sont tous les trois à égalité. Je commence par le film de Wong Kar-Wai qui a su créer ici un film d'une grande poésie, tout en prenant le risque de prendre une chanteuse pour le rôle principal : Norah Jones. Celle-ci est à mon goût une belle révélation même si son personnage peut paraître fade à côté des personnages secondaires du film, en particulier Natalie Portman. Elle a ici un rôle différent de d'habitude et ça fait plaisir, parce que ça marche aussi bien. Comme quoi, il ne faut pas lui donner toujours la même chose car elle est capable d'être tout aussi crédible dans un personnage plus extravagant. Contrairement à l'habitude, Natalie Portman interprète ici une femme sûre d'elle, influente, tout en gardant un jeu merveilleux. Son personnage n'en demeure pas moins touchant notamment lors de sa toute dernière scène, sur un ralenti et une musique sublimes. L'article complet ici.



          6. Un Hiver à Central Park (2009, Don Roos)

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          Voilà un coup de coeur qui m'a beaucoup surpris, notamment parce que je ne m'attendais pas à un film si bon. Encore une fois, c'est l'actrice qui fait pratiquement tout, et j'ai particulièrement adoré son personnage, terriblement triste et déprimant car sa vie est moralement insupportable. Très touchant, le film m'a même fait tiré quelques larmes, je ne m'y attendais vraiment pas. Je ne vais pas répéter tout ce que j'ai déjà dit sur cet article.



          7. Brothers (2010, Jim Sheridan)

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          Excellent film, dramatique à souhaits, que je conseille à tout le monde. On est déjà à la 7e place du classement et les films sont encore de haut niveau. Il est surprenant, et surtout très bien interprété. Chacun des 3 acteurs principaux livre une prestation excellente. On découvre Jake Gyllenhaal dans un rôle un peu différent de d'habitude : plus rustre et plus dur. Son rôle est captivant et sa relation avec son frère intéressante. Tobey Maguire n'est pas toujours crédible à 100% mais il nous offre des scènes terribles et poignantes (notamment la scène du meurtre et tout ce qui s'ensuit pour lui psychologiquement). Et que dire de Natalie Portman ? Toujours aussi géniale, ce film et ce rôle confirment qu'elle est certainement l'une des meilleurs actrices de ces dernières années. Poignante dans un rôle dramatique qui lui va à ravir, elle éblouit l'écran de sa présence et son talent va vraiment la mener loin. Un vrai drame psychologique qui va s'étendre sur tous les personnages et créer une tension et un stress croissants. Un film à la fois tendre et dur, traité avec très peu de clichés et beaucoup de sensibilité. Le jeu des acteurs se fait tout en finesse, tout comme la profondeur des personnages, abordés de façon très juste et très réaliste. Les trois personnages ont chacun une relation particulière entre eux (ce qui fait en tout 3 relations totalement différentes mais magnifiquement mises en scène). De la relation difficile entre deux frères que tout oppose à la relation mari/femme assez complexe et parfois effrayante due à un traumatisme de guerre, tout en passant par la subtile relation, ambiguë, entre Grace et son beau-frère, le film nous tient en haleine tout en nous émeuvant, et on peut dire que Brothers s'approche parfois de la perfection de ce côté. Qui plus est, la fin du film est parfaite, pleine de tension, de drame, de beauté et conclut cette aventure à la perfection, tout en nous laissant matière à réfléchir sur les conséquences terribles que peut avoir la guerre sur un être humain. Très intense, et mené d'une main de maître par un trio de comédiens absolument époustouflants. A voir absolument.



            8. Hôtel Chevalier / A bord du Darjeeling Limited (2007, Wes Anderson)

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          Car Natalie Portman a joué également dans quelques courts-métrages, Hôtel Chevalier est à distinguer de The Darjeeling Limited, et ce même s'il a été diffusé juste avant le film dans toutes les salles, quasiment en guise de prologue. C'est d'ailleurs assez surprenant de prendre au cinéma une place pour The Darjeeling Limited, de s'assoir dans la salle et de voir s'afficher "Hôtel Chevalier, de Wes Anderson". Ca surprend mais on se laisse faire, et le court-métrage est loin d'être anecdotique. Réalisé avant le film, Wes Anderson ne savait pas exactement que faire de ses 13 minutes : les inclure dans le film, les placer avant, après ? Distinguer les deux ? Finalement, les deux oeuvres sont vraiment à ne pas confondre et à ne pas fusionner, même si le personnage de Jason Schwartzman est sensiblement le même dans les 2 métrages.

         Bref, Hôtel Chevalier est une petite réussite de la part d'un des réalisateurs les plus originaux que je connaisse. Son style étant bien à part et pouvant lasser assez rapidement (ce n'est pas mon cas mais c'est une critique qu'on lui fait souvent), on peut dire que le court-métrage lui va vraiment bien, car il permet de nous faire entrer dans son univers un peu décalé le temps d'un petit quart d'heure, en nous emportant dans une histoire assez mystérieuse. Le court-métrage est vraiment intéressant car les deux personnages sont emprunts de mystère. On ne sait pas exactement leur passé, ni leur futur, on entrevoit simplement 13 minutes de leur vie dans un hôtel. Le personnage de Natalie Portman est charmant et intrigant, et tout le mystère va constamment être préservé jusqu'à la fin, notamment avec ces hématomes sur les bras. Résultat, Wes Anderson nous présente deux personnages qui ont visiblement une lourde et longue histoire, sans jamais nous l'expliquer. C'est balaise, ça donne une grande profondeur et une grande crédibilité aux personnages, sans jamais tomber dans l'excès d'explications, et sans jamais frustrer le spectateur. C'est très balaise. Les cadrages et les mouvements de caméra sont somptueux (travellings maîtrisés), la musique nous emporte dans cette chambre d'hôtel comme si on y était, et l'histoire entre les deux personnages captive suffisamment, grâce à l'originalité des deux personnages. L'humour est très présent dans ce petit film (c'est l'un des nombreux atouts de Wes Anderson), comme par exemple la toute fin du film vraiment très fine (j'irai même jusqu'à dire intelligente), lorsque Jack Whitman invite sa petite amie à aller voir sur le balcon la magnifique vue sur Paris. La caméra suit les deux personnages qui regardent devant eux cette fameuse vue, jusqu'à ce qu'elle nous dévoile la mascarade avant de passer au générique. J'adore, et je vous mets la vidéo si vous voulez vous en faire une idée :


 



           J'en profite également pour toucher un mot de A Bord du Darjeeling Limited, ce qui me donnera l'occasion de faire une critique de ce film fabuleux. Il se trouve que Natalie Portman joue un rôle minuscule dans le film, clin d'oeil au court-métrage Hôtel Chevalier. Cependant, c'est un rôle tellement anecdotique qu'il n'est pas intéressant d'en parler plus que ça. Bref, The Darjeeling Limited est purement génial, vraiment un excellent film qui surprend. J'ai vraiment beaucoup ri lorsque je suis allé le voir au cinéma et j'aimerais vraiment le voir une seconde fois. Les acteurs sont excellents, palme à Adrien Brody, superbe comme à son habitude, avec un talent vraiment fou. Mais Owen Wilson et Jason Schwartzman sont également très bons et le trio nous sort de jolies scènes d'humour et d'émotion. Et quel bonheur de voir apparaitre l'excellent Bill Murray ! Le film nous plonge dans une ambiance hors norme et propre à Wes Anderson, réalisateur original qui sort des sentiers battus et qui me plait vraiment beaucoup. Le film se présente sous forme de road trip entre trois frères qui décident de traverser l'Inde pour renouer leurs liens d'autrefois. Leur quête spirituelle ne va pas se produire comme prévu puisqu'ils vont rapidement se retrouver seuls dans le désert avec leurs valises, une imprimante et une machine à plastifier. En bref, un film décalé à voir, unique en son genre, burlesque et somptueux. A ne pas louper.



          9. Paris je t'aime (Faubourg Saint-Denis) (2006, Tom Tykwer)

natalie portman paris je taime


           Encore un court-métrage particulièrement réussi qui s'inscrit de façon magnifique au milieu des 18 courts-métrages de Paris, je t'aime. Faubourg Saint-Denis dure seulement 5 minutes mais est une oeuvre très originale, à la fois dans sa trame et son dénouement, mais surtout dans sa réalisation. Beaucoup d'excellentes idées aidées par une voix off utile, qui permettent au spectateur de s'attacher aux deux personnages en quelques minutes seulement. Ce n'est pas évident, mais c'est un pari gagné. Critique du film complet ici.



           10. Les Fantômes de Goya (2007, Milos Forman)

natalie portman goya


          Clairement pas son meilleur rôle, mais le film porte à la réflexion et parle d'un épisode de l'Espagne assez terrifiant, celui de l'Inquisition. Le film s'appuie sur le peintre Francisco Goya même s'il s'intéresse moins à celui-ci qu'à ses autres personnages, en particulier ceux de Natalie Portman et de Javier Bardem. Un excellent casting pour servir un film qui, malgré son grand nombre de qualités pendant la première partie, se perd peu à peu jusqu'à un final à mon goût décevant. Voir l'article consacré au film ici.



           11. Free Zone (2005 - Amos Gitaï)

natalie portman free zone


          Avec ce film, Natalie Portman évolue dans Jérusalem (ville de naissance de l'actrice) dans une réalisation assez originale mais parfois pas suffisamment passionnante. Le contexte du film est captivant (le conflit israëlo-palestinien), mais celui-ci est vu au travers d'une histoire finalement peu significative voire totalement anecdotique, malgré le casting magique. Cependant, les 6 premières minutes du film sont une preuve indiscutable du talent lacrymal hallucinant de Natalie Portman, qui montre ici à quel point elle peut être touchante sans jamais prononcer un mot. On ne connait rien du personnage, on ne sait pas où elle est, mais Natalie Portman parvient à nous la rendre touchante rien qu'avec son talent, c'est vraiment très fort. La fin du film est également une merveille, il est juste dommage que tout le milieu soit si fouillis, si confus. Voir ma critique ici.



           12. Deux soeurs pour un roi (2008, Justin Chadwick)

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          Pas un film extraordinaire, car dans le domaine du film d'époque on a franchement vu beaucoup mieux. Je ne suis pas certain que le casting ait été optimal, car on sent les comédiens (en particulier les acteurs) assez peu inspirés. Natalie Portman surpasse à mon goût Scarlett Johansson qui, même si elle a le rôle principal, n'écope pas d'un personnage particulièrement passionnant. Qui plus est, le film passe parfois presque pour un téléfilm de M6, ce qui est dommage. Malgré tout, je n'ai pas été totalement déçu par Deux soeurs pour un roi, notamment grâce aux deux actrices, Natalie Portman jouant ici un rôle à deux facettes. Assez méchante et cruelle pendant tout le film, elle finira par nous émouvoir (encore et toujours) lors de la fin du film avec une scène des plus poignantes (j'en ai encore quelques frissons). Voir mon article complet ici.


           13. Mars Attacks! (1996 - Tim Burton)

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            Tout comme Heat ci-après, Mars Attacks! vient si tard dans le classement tout simplement parce que Natalie Portman y tient un rôle très secondaire. EN dehors de ça, le film est hilarant en grosse parodie des films de SF des années 50. Très bon casting, humour absurde et délirant, Tim Burton sort là une excellente comédie. Natalie Portman joue le rôle de la fille du président (Jack Nicholson) et malgré ses courtes apparitions, son personnage est plutôt drôle, plein de nonchalance avec des répliques très drôles. Voir l'article ici.



           14. Heat (1995 - Michael Mann)

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          Un film plutôt bon, mais qui ne m'a pas emballé plus que ça. Je pense qu'il faut absolument que je le revoie pour m'en faire un avis tout neuf, car je reste persuadé d'être passé à côté de quelque chose. Quoiqu'il en soit, je ne peux pas classer ce film plus haut dans cet article spécial "Natalie Portman", tout simplement parce qu'elle y tient un rôle minime. Cependant, à l'instar de Léon, l'actrice campe ici une fillette très mûre pour son âge, et son jeu d'actrice à seulement 13 ans a de quoi impressionner. La critique ici.



           15. Closer, entre adultes consentants (2005, Mike Nichols)

natalie portman closer


          Film pas foncièrement médiocre, mais quand même terriblement décevant. Heureusement que Clive Owen et Natalie Portman sont là pour relever le tout, car en plus du scénario franchement cliché et pas original, le casting n'est pas au top de sa forme. Julia Roberts ne surprend guère, personnellement je l'ai toujours trouvée insupportable, mais Jude Law m'a par contre surpris par la fadeur de son personnage. Je venais de voir My Blueberry Nights et la différence est flagrante. Je retiens quand même d'excellentes scènes de Closer, notamment la crise de larmes de Natalie Portman face à sa rupture avec Jude Law (et oui, je sais, mais que voulez-vous je suis constamment touché par les interprétations de tristesse de cette actrice), ou encore les discussions entre les protagonistes lors de l'expo de photos. Film à voir ne serait-ce que pour le changement de coiffure de Portman entre chaque scène (ou presque). A un moment, lorsqu'elle dort sur un canapé, on croirait vraiment revoir la petite Mathilda de Léon, et ça fait un petit effet sacrément bizarre. Voir ma critique complète.



           16. Deuxième trilogie Star Wars (1999-2005, Georges Lucas)

natalie portman star wars


          Je n'ai pas honte de dire qu'à part La Revanche des Sith qui relève magnifiquement le tout, je n'ai pas aimé cette nouvelle trilogie de Star Wars. Ce qui est pour certains la plus grande épopée cinématographique de tous les temps n'est pour moi qu'une saga assez faible et pas toujours convaincante (la première trilogie est réussie, c'est incontestable, mais la nouvelle est sérieusement dispensable à mon goût, même si elle ajoute des dimensions supplémentaires à l'histoire, notamment au niveau de la politique). Ces trois films sont également pour moi les perfomances les moins convaincantes de Natalie Portman, qui abuse souvent de son côté tendre et larmoyant, sauf que là ça ne passe plus pour moi. Tout simplement parce que les raisons de cette tristesse ne m'ont pas touché, et que son couple avec Anakin est pour moi totalement sans intérêt, sauf éventuellement à la fin lorsque le personnage d'Ewan MacGregor lui vient en aide.

              Bref, résumons film par film. Le premier épisode, La Menace Fantôme, n'est pas si mal. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais il est correct. On regrette simplement le fait qu'il n'y ait pratiquement aucun humour, voire carrément aucun, comparé à la fabuleuse trilogie avec Harrison Ford. Cependant, Liam Neeson et Ewan McGregor sont des acteurs talentueux, ainsi que Natalie Portman. Malgré quelques longueurs, l'histoire reste captivante et il est intéressant de voir un peu l'enfance de Dark Vador. L'anecdote intéressante du film est qu'en plus de propulser Natalie Portman sur le devant de la scène, il a également permis à Keira Knightley d'évoluer sur grand écran, dans le rôle de la doublure de la reine Amidala (il faut dire que les deux actrices, à l'époque mais également aujourd'hui, se ressemblent beaucoup (ce n'est pas excessivement flagrant mais il arrive parfois, en regardant des photos, de ne pas savoir directement qui est dessus)). Les effets spéciaux sont vraiment bons, par contre, ce qui ne sera plus le cas dans le second volet.

             Celui-ci (L'attaque des Clones) n'est en effet pas super passionnant, les jeux d'acteurs laissent clairement à désirer (à part pour Ewan McGregor, fidèle à lui-même). L'histoire de ce film n'est vraiment pas prenante et même si on sent Anakin commencer à passer du mauvais côté, il n'y a guère de choses plus intéressantes dans cet opus... Les effets spéciaux sont, la plupart du temps, assez moches, ce qui est surprenant, et on oublie vite le film. Cette histoire de Clones est absolument peu captivante, et on regrette franchement Liam Neeson. Bref, clairement un très mauvais film pour moi, un volet totalement raté qui n'est pas loin d'être un supplice à suivre tant il est creux et dénué d'humour (mais où est passé le Georges Lucas d'antan ?).

        Quant au dernier volet (La revanche des Sith), il est clairement le meilleur des trois, même si toujours désespérément vide d'humour. Je m'attendais, certes, à un film bien meilleur que les deux précédents, mais pas à ce point ! Les deux premiers épisodes sont vraiment peu passionnants, souvent surjoués, les effets spéciaux sont assez faibles, et l'histoire ne m'a pas intéressé. Ici, c'est tout le contraire qui se produit. Les acteurs sont vraiment géniaux (à commencer par Ewan McGregor, puis Hayden Christensen). On assiste à des effets speciaux très spectaculaires, et SURTOUT à des scènes passionnantes qui nous montrent comment Anakin Skywalker est passé du côté obscur pour devenir le mythique Dark Vador. Et la seule chose qu'on peut faire, c'est finalement le plaindre. Influencé par le chancelier, et aveuglé par son amour, on comprend mieux son choix. La trame politique est très intéressante. Du coup, tandis que les épisodes I et II semblaient plutôt inutiles pour cette saga, l'épisode III se révèle quant à lui totalement nécessaire. La fin du film est absolument gigantesque, le combat final entre Anakin et Obi-Wan est sublime, frissonnante et dure. Un coup de maître. Mais (pour rester dans l'esprit de cet article) définitivement pas le meilleur rôle de Portman.



           17. Sex Friends  (2011, Ivan Reitman)

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          A l'approche de la fin du classement, on va aborder le dernier film de Natalie Portman sorti au ciné : Sex Friends. Je ne m'attendais pas franchement à un chef d'oeuvre en allant le voir, et ça n'a pas loupé. Scénario cliché, attendu, assez peu original. La complicité entre Ashton Kutcher et Natalie Portman fait plaisir à voir quand même, cette dernière nous offrant une performance excellente et touchante en fin de film. Par contre, au niveau humour, il faudra repasser car justement il ne passe pas toujours. Voir la critique.



           18. Tout le monde dit I love you  (2004, Woody Allen)

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          Vous vous dites que si je mets ce film en dernier, c'est parce que Natalie Portman a un rôle minuscule voire inaperçu. Alors il y a de ça, mais y'a aussi que j'ai franchement pas accroché du tout à ce Woody Allen. Totalement décevant pour ma part. Avec Woody Allen, à part Scoop et Minuit à Paris, j'enchaîne les déceptions. Bon, de prime abord je ne suis pas fan de la comédie musicale (même pas du tout). Cependant je sais les apprécier quand elles sont bonnes (comme par exemple Sweeney Todd ou bien sûr West Side Story). Mais là, je l'ai trouvé franchement à la limite du supportable. Woody Allen enchaîne les clichés sur l'amour (mais d'après ce que j'ai vu de lui, c'est un peu sa spécialité) et nous pond surtout une comédie musicale banale et très convenue. Alors certes, il souhaite rendre hommage au genre mais chez moi ça ne passe absolument pas. Je déteste au plus haut point ce genre de chansons chorégraphiées de façon immonde (à mon goût bien sûr). Pour moi, tout ça n'a aucune saveur, sonne terriblement faux et ce ne sont pas les personnages qui réhaussent le tout. Le jeu de Julia Roberts, comme souvent, est tout juste passable et Woody Allen nous ressort son personnage habituel. C'est exactement le même personnage que dans Scoop, petit bonhomme qui bégaye et dit des choses pas toujours cohérentes, c'est censé provoquer le rire mais ça m'a laissé de marbre. Il m'avait fait beaucoup rire dans Scoop car je ne m'y attendais pas, mais le fait de comprendre qu'il ressert ce personnage dans beaucoup de films m'agace. Ca fait un peu "ça marche alors on change pas". Et pour terminer, si je n'ai pas aimé le film c'est aussi parce que j'ai ressenti beaucoup de prétention, je ne saurais pas l'expliquer mais j'ai trouvé la réalisation pompeuse. Bref, ça m'incite désespéremment pas à considérer cet homme comme le "génie" dont on m'avait parlé.








          J'en ai donc fini avec cette actrice, j'espère que vous l'appréciez autant que moi, car je la considère certianement comme mon actrice préférée (pour le moment), rien que pour les multiples émotions qu'elle a réussi à me faire parvenir au travers de sa filmographie (V pour Vendetta, Garden State, Free Zone, Un Hiver à Central Park, Léon, Deux soeurs pour un roi, Les Fantômes de Goya, Brothers, Black Swan m'ont tous touché voire bouleversé de façon plus ou moins forte, simplement grâce à son talent inoui).



Natalie-Portman.jpg





Par Sebmagic - Publié dans : Personnalités - Communauté : Les ciné-passionnés
Griffonner une Bafouille - Voir les 8 Bafouilles
Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 18:31

           Ca y est, j'ai enfin vu Alien, ce film culte de 1979 qui semble indémodable. Ca m'a vraiment fait plaisir de voir le film qui a inspiré par certains aspects le jeu Duke Nukem 3D (qui est le jeu de toute mon enfance).

 

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alien

(gif animé provenant de If we don't, remember me)

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             Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec Ridley Scott, réalisateur avec qui je n'accroche qu'une fois sur deux (beaucoup aimé Gladiator, Blade Runner, Les Associés mais beaucoup moins Robin des Bois, Mensonges d'Etat, Kingdom of Heaven et Hannibal). Là, je dois avouer que Alien est sacrément bien foutu et surtout (contrairement à ce que j'ai pu lire) qu'il n'a pas pris une ride. A part quelques effets spéciaux assez moches, la qualité de l'image est superbe et l'ambiance du film oppressante.


alien 1979           Le film ne m'a pas foutu les jetons, parce qu'aujourd'hui le principe est un peu démodé, mais l'atmosphère est sombre et glauque comme il faut. Alien est un pilier du cinéma dans le sens où il a plus ou moins donné au mot "Alien" sa signification actuelle (avant, le mot signifiait seulement "étranger"), sa connotation extra-terrestre, ce qui montre à quel point un simple film peut influencer le vocabulaire. La créature, morphologiquement parlant n'a rien d'exceptionnel, rien de bien original, mais sa façon de tuer est par contre assez terrifiante et j'imagine que la scène du torse explosé a dû traumatiser un paquet de personnes à l'époque. De même pour la vision de la bête tentaculaire et moche qui se colle contre le visage et n'en décolle pas. L'imagination du spectateur travaille beaucoup et ça met mal à l'aise. Le suspense dans ce film est bien maîtrisé, avec de nombreuses idées comme la vue subjective qui oblige le spectateur à s'impliquer dans l'action. Toute notre attention est canalisée sur ces images et l'effet de suspense opère fréquemment, d'autant que les acteurs sont fabuleux (Sigourney Weaver en particulier joue divinement bien et remonte de façon incroyable dans mon estime). La créature est rarement montrée de façon claire (elle est même parfois amusante, lorsqu'elle bâille à la fin), mais souvent suggérée grâce à de subtils jeux d'ombres et une photographie sublime. A un moment, l'alien est même uniquement symbolisé par un point sur un écran, et ça suffit à créer une grande tension.


           Par contre, bien évidemment, j'ai eu quelques passages qui ne m'ont pas franchement emballés (comme la tête découpée de Ian Holm et tout le côté gore qui va avec), et noté quelques incohérences sans gravité : toujours cet éternel son dans l'espace, et je me suis également posé la question de la présence d'un chat à bord (quel intérêt pour l'équipage ?). M'enfin ce chat aux airs un peu sadiques sert l'intrigue, donc tant mieux. Les quelques points faibles restent négligeables devant la tenson et l'ambiance du film entier, mention toute particulière à la dernière partie du film, originale et très tendue, grâce à une mise en scène exemplaire tout au long du film une interprétation de Weaver grandiose. Un chef d'oeuvre donc, qu'il faut certainement avoir vu plus d'une fois dans sa vie.
   


alien-1






Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films
Griffonner une Bafouille - Voir les 13 Bafouilles
Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 12:16

           Je commence à beaucoup aimer les films d'époque, et comme j'adore les films de Milos Forman que j'ai vu jusqu'à présent, j'ai pensé que Les Fantômes de Goya allait être un excellent moment, traitant de l'Inquisition en Espagne à l'époque du peintre Francisco de Goya. Finalement, même si le film est plutôt bon, y'a pas de quoi s'extasier non plus.

 

Indice Spoiler :   Spoiler2

 

fantomes goya2

 

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             Les points positifs sont pourtant nombreux, le casting notamment. Javier Bardem en tête, dont le personnage est crédible bien qu'on ne sache jamais réellement de quel côté il se place. Stellan Skarsgard est plutôt bon également dans le rôle du peintre Goya. C'est rare et surprenant de le voir dans un rôle d'homme sympa, lui qui est habitué aux enfoirés de service, alors faut en profiter (d'ailleurs, en voyant l'affiche j'étais persuadé que Bardem allait incarner Goya et Skarsgard le méchant frère Lorenzo). Natalie Portman, comme d'habitude, est brillante dans son jeu d'actrice. C'est loin d'être son meilleur rôle (notamment sur la fin où, je trouve, l'évolution de son personnage est de moins en moins crédible), mais elle nous sert quelque chose d'assez différent de d'habitude, notamment dans la seconde moitié du film. Excellente interprétation de Michael Lonsdale également, dans un rôle très dur de catholique extrémiste menant l'Inquisition en Espagne.


fantomes goya3          Le sujet traité est dur et cruel, mais n'est pas sans rappeler qu'il y a à peine quelques siècles, l'Eglise catholique a elle aussi eu sa période d'intolérance extrême à l'égard de ceux qui ne pensaient pas comme eux (les juifs, les protestants, les scientifiques, etc). Les Fantômes de Goya (qui d'ailleurs ne tourne pas tellement autour du peintre Goya, ce qui est dommage car j'aurais aimé en savoir plus sur lui) est donc juste et terrifiant concernant cette période d'Inquisition, en particulier sur La Question, torture infligée aux "mécréants" pour leur faire avouer n'importe quoi (et ce même quand les signes de catholicisme sont flagrants). Le plus grand passage du film à mon goût demeure d'ailleurs le moment où la famille d'Inès inflige à Lorenzo ce qu'il fait subir à d'autres, afin de lui faire comprendre l'absurdité et l'horreur des méthodes employées par ses supérieurs. Javier Bardem est absolument génial dans ce passage, on se surprend à prendre pitié de l'homme (et on a bien raison puisque cet événement va changer sa vision des choses ainsi que le cours de son histoire). Bref, tout le sujet de l'Inquisition est bien traité et fait froid dans le dos, grâce à un casting convaincant, même s'il est un peu exagéré et probablement en décalage par rapport à la réalité.



fantomes goya               De même, toute la deuxième partie du film est plutôt bonne, notamment le fait que Goya devienne sourd. Il devient de moins en moins acteur de tout ceci et de plus en plus spectateur, dessinant les choses qu'il aperçoit. Il est juste dommage qu'à partir de ce moment, le personnage de Natalie Portman perde tout intérêt (ou presque). Tout ne tourne plus alors que sur la recherche d'une enfant perdue et le film se perd dans une intrigue qui peine à passionner. En tout cas, j'ai personnellement été déçu de cet aspect qui pour moi n'apporte rien à l'histoire. Même s'il était bon de signaler à quel point Inès est ressortie détruite de cet enfer, son personnage et sa folie m'ont terrifié et j'aurais préféré (par exemple) que soient développées ses retrouvailles avec Goya et Lorenzo. Au lieu de ça, le film sombre dans une trame qui ne m'a pas franchement emballé et se conclut avec un goût terrible d'inachevé et d'absence d'émotion. La fin du film est assez pessimiste mais elle nous laisse avec un mauvais arrière goût, ce qui m'a déçu.


            Bref, pour terminer sur Les Fantômes de Goya, je dirais que j'ai passé un très bon moment, le tout dans une ambiance vert-jaune assez prenante, mais que la dernière demie-heure n'a pas été à la hauteur de tout ce qui l'a précédée. J'attendais mieux de Milos Forman qui a pourtant montré avec Man on the Moon et Vol au-dessus d'un Nid de Coucou qu'il savait conclure ses films de façon bouleversante et intense.
     




Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Les ciné-passionnés
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