Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 00:56

          J'ai décidé de faire ce top une fois par an mais honnêtement, je crois que ce n'est pas suffisant... A l'origine ce blog devait regorger de scènes de films et de séries et ne pas devenir un banal réservoir à critiques. J'adore ressentir des choses puissantes, vibrantes, c'est exactement ce que le cinéma et les séries TV m'apportent. Et au départ, c'étaient ces émotions, ces sensations qui auraient dû être l'essence de ce blog, sa raison d'être. J'essaie d'ailleurs de baser toutes mes critiques sur mes ressentis, ce qui donne généralement des articles presque entièrement subjectifs. Bref, ce soir en tout cas je vais me faire plaisir en réunissant ici toutes les émotions que j'ai pu avoir cette année, je vais passer une ou deux heures à revisionner les vidéos correspondantes et j'adore ça.

 
 

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           1. La fin (et le début) de Melancholia


          Cette année, contrairement à l'année dernière, les séries vont laisser leur place aux films. Déjà Lost est fini, et j'ai clairement regardé moins de séries en 2011 qu'en 2010 (à part Twin Peaks et The Office qui apparaitront). Mais ma plus grosse émotion de 2011 tous genres confondus reste la fin de Melancholia. Allez, je déteste spoiler donc ceux qui ont vu ces dernières minutes du film savent de quoi je parle, les autres je vous conseille le film même si malheureusement c'est foutu pour en profiter au ciné (pourtant j'avais prévenu !). Bref, pour cette scène finale, je suis allé voir Melancholia sur grand écran 4 fois, et ça je peux vous dire que ça m'est jamais arrivé et que c'est pas près de recommencer. J'ai déjà exprimé tout ce que je pensais de cette scène sur cet article. Une vraie jubilation, j'ai jamais rien senti d'aussi fort au cinoche. Quand la musique pète les oreilles et que les images pètent tout le système nerveux.


        

 

            Et bien sûr, outre cette fin complètement dingue, les 8 premières minutes de Melancholia sont également magnifiques... Si vous n'avez pas vu le film, rien ne vous empêche de regarder ces 8 premières minutes en vidéo, ça vous fera une sorte de petite bande-annonce du film. Un enchaînement harmonieux et sublime d'images au ralenti (photographie de taré) qui forme un genre de puzzle de tout le film. Quel sacré prologue, encore un truc de dingue comme on n'en voit jamais. Des tas d'autres scènes auraient pu être citées dans cet article, mais ces deux suffiront bien.


 

 


 
 

           2. Koyaanisqatsi


          Bon, là c'est difficile de sélectionner une scène en particulier tant le film est dingue du début à la fin. Certainement ma plus grosse claque de l'année dernière, Godfrey Reggio a sorti là un chef d'oeuvre un peu trop méconnu, à voir absolument. Pour moi, le meilleur passage reste toute la fin, avec la musique douce et incroyable de Philip Glass, Godfrey Reggio filmant les gens au ralenti dans la rue, leurs regards profonds. Après nous avoir montré pendant une heure un monde occidental qui marche comme sur des roulettes à fond, le film soulève des tas de questions : l'humain est-il réellement heureux au milieu de tout ça ? C'est franchement déprimant et c'est la scène forte du film (à mon goût), qui porte vraiment à réflexion (plutôt balaise pour un film muet d'exprimer autant de choses tout en gardant un regard objetcif sur la situation). A partir de 7:15 dans la vidéo (même s'il en manque des bouts).



           3. Le trio final de Le Bon, La Brute et le Truand


          Scène culte, des frissons incroyables lors de mon premier visionnage, puis lors de tous les suivants (je ne sais pas combien de fois j'ai revisionné cette scène). Bon, la scène parle d'elle-même, et puis Ennio Morricone quoi... Un grand grand moment pour moi en 2011.

 

        

 


           4.  La fin de Twin Peaks


           Vidéos à voir absolument. Attention, ça a beau avoir 20 ans, c'est extrêmement flippant (surtout la deuxième partie). Le dernier épisode de la série Twin Peaks, gros délire Lynchien à base de jumeaux maléfiques, de nain qui parle à l'envers et de grands rideaux rouges... La fin de cette série m'a beaucoup beaucoup marqué, je crois que je n'ai jamais rien vu de tel. C'est tellement flippant, décalé, dérangeant, que je ne peux même pas définir les 15 minutes finales de "Black Lodge", avec un Dale Cooper prisonnier de lui-même dans ce lieu terrifiant. Grosse claque qui surprendra même ceux qui n'ont jamais vu la série (pour tout dire, j'avais déjà vu cette vidéo sur Youtube avant et c'est ça qui m'avait donné envie de regarder la série - j'ai pas regretté).

 

 


 
                                                                      Partie 2


            Des tas d'autres scènes de Twin Peaks pourraient encore figurer ici, comme la fin de l'épisode 2x07 ou le major Briggs racontant sa vision à son fils (moment très émouvant).
 


           5.  Le speech de Christian dans Festen


          Ce film m'a énormément marqué, notamment toutes ces scènes très gênantes et "hors convention" qui ont le bon goût de mettre le spectateur mal à l'aise tout en le maintenant scotché à son siège : les prises de paroles de Christian, admirablement joué par Ulrich Thomsen. C'est ce que j'appelle du cinéma, du vrai. Désolé, je n'ai pas trouvé la vidéo avec les bons sous-titres... Mais ceux qui ont vu le film savent ce qu'il dit, et les autres n'ont pas à savoir.

 

         

 

 

           6.  The Tree of Life - "Lacrymosa"


          Scène magnifique pour un film sublime, l'un des meilleurs que nous ait proposé le cinéma en 2011. Encore une fois, la scène parle d'elle-même. Magnifique scène qui m'a laissé sans voix, qui débarque comme ça sans prévenir, avec à priori aucun rapport avec ce qui était avant et ce qui vient après. Remplie de poésie, de beauté, c'est une sorte d'ode à l'univers et ça m'a énormément marqué. La musique, encore une fois, m'a assourdi au cinéma et je raffole de cette sensation, celle d'être envahie à la fois par une musique et des images. D'autant que ces images ont lieu dans l'espace et que je raffole de ce genre de prises de vue. Un tonnerre de frissons lorsque la musique arrive à son sommet et qu'on approche de la galaxie (de 1:52 à 3:20)...

 

         

 

 

           7.  Old Boy - L'intro du film


          De nombreuses scènes m'ont marqué dans ce film (de la fin complètement dingue au combat en plan-séquence), mais celle qui m'a le plus marqué est la scène d'introduction du film. Dès que j'ai vu ces premières secondes du film, j'ai su automatiquement que j'allais voir un truc de taré, et ça n'a pas loupé. La musique, "Look who's talking", est tout simplement un nid de frissons, très entraînante, très efficace. Elle nous permet de rentrer dans le film dès la première image, c'est assez fou.

 


  

           8. The Office (US) - Goodbye Michael Scott


          Encore une fois, et ce n'est pas la première fois que c'est démontré (entre autres Kaamelott, Six Feet Under), une série à l'origine comique et délirante peut finir par nous faire pleurer. Le genre "série TV" est vraiment formidable car il permet de créer des émotions bien plus fortes que le cinéma. Une série démarre avec une galerie de personnages, qu'on apprend à connaître au fil des saisons, avec qui ont ri pendant des heures entières. Les séries durent tellement longtemps que les personnages finissent par devenir vraiment crédibles et qu'on en vient à ne plus dissocier le personnage de l'acteur. Et quand l'heure est venue de les quitter, et bien on pleure, forcément, parce qu'on partage leurs peines et qu'on a du mal à les lâcher. C'est exactement ce qui se produit dans The Office (US) à la fin de la saison 7 lors de l'épisode "Goodbye Michael". Steve Carell ayant décidé de terminer son contrat avec la série, son personnage doit partir et c'est un véritable déchirement. L'acteur est bon, vraiment bon, et Michael Scott ne peut que faire pleurer les téléspectateurs qui ont suivi 7 saisons avec lui. Le point culminant est clairement la dernière discussion entre Jim et Michael, ainsi que les dernières paroles de Michael Scott à la caméra, s'adressant vraiment aux caméramen et leur rendant le micro qu'il a gardé sur lui pendant 7 saisons... Un épisode finement dosé, parfaitement maîtrisé, à la fois drôle et triste, presque déprimant. Clairement l'un des meilleurs moments jamais créés par une série TV. La scène est d'autant plus triste que les acteurs devaient eux-mêmes être clairement émus de tourner ces scènes et que les larmes ne doivent être qu'à moitié simulées...

 

         

 

 


           9.  Sunshine - Face au Soleil


          La réalisation est sublime (cette sensation d'étouffement lorsque la caméra est à l'intérieur des casques), la musique est l'une des plus puissantes que j'ai pu entendre et la scène est propice à de multiples frissons et émotions... Cette musique et cette scène m'ont hanté un sacré moment après le visionnage du film.

 

         

 
  

 

           10.  Drive - La scène de l'ascenseur


          Une des plus belles scènes de 2011 clairement, et certainement l'une des plus belles scènes jamais tournées. Aussi inattendue que magnifique, et d'autant plus magnifique qu'elle commence par un ralenti poétique pour aboutir en une demie-seconde à un carnage sans nom.

 

         

 

 
 

           11.  Eyes Wide Shut


           La scène qui m'a énormément frappé dans ce film lorsque je l'ai vu au cinéma est clairement la scène du bal masqué. Pas tellement la scène d'orgie que je trouve franchement pas indispensable (même si ça fait partie du délire de Kubrick et que sans elle, Eyes Wide Shut ne serait pas ce qu'il est), mais plutôt de la séquence qui suit l'entrée du personnage de Tom Cruise dans le château. Vraiment flippant, surtout avec la musique que je me suis longtemps passé en boucle l'année dernière (et encore un peu aujourd'hui).

 

         
  

 

           12.  Deux jours à tuer - La scène du dîner


           Je n'en dis pas plus, cette scène est très marquante et peut même faire penser à un Festen à la française. Dupontel est royal. Encore une fois je n'ai trouvé qu'un extrait approximatif mais c'est déjà ça.

 

         

 

 

           13.  La fin de Lovely Bones


           Pour être plus précis, la scène sur fond de Brian Eno, extrêmement surprenante lorsque je l'ai vue pour la première fois, d'autant que je ne m'attendais pas à entendre ce chef d'oeuvre qu'est Big Ship. Malheureusement la scène dont je parle démarre pile à la fin de cette vidéo, mais j'ai rien trouvé de mieux...

 

         

 



           14.  La dernière séquence d'Il était une fois en Amérique


          Quelle scène, quelle scène ! Non seulement De Niro, Ennio Morricone et Sergio Leone font un boulot incroyable dans cette dernière scène, mais en plus tout ce mélange de tristesse et de nostalgie débarque après 4 heures de film ce qui amplifie vraiment l'émotion. Un très grand moment de cinéma que j'ai eu la chance de découvrir au cinéma. Ca laisse sans voix...




            15.
Et pour quelques dollars de plus - Duel final


          Toujours ce duo Ennio Morricone / Sergio Leone qui apparait pour la 3e fois dans ce top. Juste un énorme moment de ciné.

 
 


 



            16. La scène d'intro de Free Zone



           Même si le film est à mon goût assez moyen dans son contenu, il faut bien admettre que la scène d'ouverture de Free Zone est magnifique, grâce à une Natalie Portman bourrée de talent qui nous sert tout ce qu'elle sait faire de mieux et une musique vraiment bonne. Cette longue scène m'a vraiment marqué parce que ça m'a foutu directement dans le film et que ça m'a permit de le suivre jusqu'au bout.

 

         

 

 
  
           17.  La fin de Black Swan


          Pour moi le meilleur film de 2011, avec un final grandiose et digne de ce nom, et une musique évidemment à la hauteur.

 

         

  

           18. Reviens-moi, le plan-séquence


          J'en ai déjà parlé sur l'article en question, j'ai vraiment adoré le plan-séquence de 5 minutes qu'on voit dans ce film de Joe Wright. Une vraie merveille un peu triste.

 

         

 

 


           19.  La Liste de Schindler - La fin


          Un film bien connu pour l'émotion qu'il dégage à la fin, et faut avouer que ça prend aux tripes. Le personnage de Liam Neeson à la fin du film est vraiment poignant et je n'ai pas été déçu de découvrir ce film.

 

 


 

 

 
            20.  Barry Lyndon - La scène des regards


          Je ne sais pas bien pourquoi cette scène particulière m'a tant charmé dans Barry Lyndon (peut-être même plus que la scène du duel), mais on peut dire que je la retiendrai un moment.

         

 


 

 

 



             
 
  

 





         Il est clair que j'ai zappé de nombreuses scènes (Irréversible, My Blueberry Nights, Les Sentiers de la Gloire, Harry Potter 2e partie, Toy Story 3 ...), mais il a fallu que je fasse des choix sinon je n'en aurais jamais fini. Quoiqu'il en soit c'était encore une année pleine d'émotion et de frissons, en espérant que ça continue (et c'est bien parti déjà) !





 

Par Sebmagic - Publié dans : Scènes de films/séries - Communauté : Le meilleur du Cinéma
Griffonner une Bafouille - Voir les 11 Bafouilles
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 00:07

              Ca fait environ un mois que j'ai pas posté d'article, et pourtant je ne manque pas de films à critiquer ! Non, mais j'ai un peu la flemme je l'admets, et comme je le dis souvent, j'ai parfois du mal à me mettre à critiquer quand je pense qu'à la place je peux regarder d'autres films.

 

               Mais là j'avais envie de partager quelques trucs en vrac, alors disons que j'ai repris récemment The Office US et que je me tape des barres pas possible depuis quelques jours (au moins 2 ou 3 fous rires par épisode de 20 minutes), et qu'encore une fois (j'avais même fait un article pour convertir les gens) je vous conseille cette série hors norme et très très hilarante (et ne vous arrêtez pas aux premiers épisodes, The Office c'est un peu comme Kaamelott : plus vous regarderez et plus vous rirez, car c'est une série à personnages et qu'il faut s'y acclimater).


 


 



                 Bon je continue pour les trucs en vrac : il se trouve que j'ai maté pas mal de films pendant ce mois (au milieu du boulot que j'ai à produire pour réussir les concours de fin d'année), j'annonce donc en avance que je vais critiquer (dans les semaines qui viennent) au moins Les Temps Modernes, Le Kid, District 9, Voyage au bout de l'enfer, Le Pianiste, Kick-Ass, peut-être Skyline et surtout J'irai dormir à Hollywood.


                  Pourquoi surtout celui-là ? Tout simplement parce que je n'avais jamais entendu parler de Antoine de Maximy avant que ma chère frangine m'offre ce film à mon anniversaire, et franchement merci ! Je suis devenu très rapidement fan de ce mec, de ce qu'il fait (pour ceux qui ne connaissent pas : c'est un type qui part comme ça à l'improviste dans un pays dont il ne parle pas forcément la langue. Il débarque là-bas sans rien prévoir, à pied, sans savoir où il va dormir ni qui il va rencontrer, armé seulement de ses caméras qui le filment constamment et de son anglais un peu franchouillard mais maîtrisé). Et j'ai donc découvert dans la foulée l'émission de France 5 "J'irai dormir chez vous" qui le met en scène dans tous ces pays, et j'adore j'adore. Je me tape quelques épisodes sur Youtube le soir pour me marrer et pour savourer l'entreprise de ce mec. C'est du pur bonheur et je conseille fortement.



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                  Bref, voilà j'avais juste envie de parler de ça parce que c'est mon coup de coeur du moment et que j'en ferai un article plus développé bientôt ! Avec en petit bonus cette vidéo très drôle pour ceux qui connaissent pas :


 


 







Par Sebmagic - Publié dans : Le blog
Griffonner une Bafouille - Voir les 3 Bafouilles
Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 13:49

       Je suis allé cette après-midi voir Take Shelter pour la deuxième fois au cinéma et ça confirme clairement mon ressenti initial : puissant chef d'oeuvre qui m'a fait trembler de partout, tellement que quelques larmes ont débordé. Ce deuxième visionnage m'a permis de réaliser que le film a deux lectures possibles selon le point de vue, et que l'émotion est aussi intense des deux côtés. Ca relève du génie. C'est bien simple, Take Shelter est un gros mélange de tous les films que j'adule : The Tree of Life pour la beauté des plans (et la géniale Jessica Chastain), Shutter Island (Michael Shannon est une énorme découverte pour ma part, une vraie perle qui n'a vraiment pas à rougir de Dicaprio pour le coup), Melancholia pour les émotions refourguées (et pas vraiment pour le scénario malgré les similitudes de construction narrative), et enfin les films de Shyamalan en règle générale : certaines situations peuvent faire penser à Phénomènes, mais la façon de filmer merveilleuse est digne d'Incassable ou Sixième Sens, et c'est un compliment que je fais extrêmement rarement. Certains mouvements de caméra font clairement penser à Shyamalan et ça je peux pas le nier : je suis fou fou fou de ce genre de cinéma. Bref, en faisant ça, Jeff Nichols surpasse (à mon goût) à la fois Melancholia et The Tree of Life (mais de peu). Ce n'est que mon avis, mais rarement je n'aurais ressenti de telles choses au cinéma. Le seul conseil que je peux donner est : courez le voir si vous avez la chance d'avoir un ciné qui le projette (en VO bien entendu).


       La suite de l'article consiste en une légère analyse de ce film, selon les points de vue offerts par le film, dans laquelle je raconterai la fin dans les détails ainsi que de nombreuses scènes qui m'ont marqué à l'aide de l'émotion, de la BO et de l'interprétation des acteurs. La suite est donc purement et strictement réservée à ceux qui ont vu le film.


Indice Spoiler :   Spoiler3


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         Une folie orageuse


        Dans cette première partie, je vais essayer de développer le point de vue avec lequel je me sens le moins proche. La première fois que j'ai vu Take Shelter, à la fin du film ma réaction a été claire, nette, sans doute possible : Curtis n'est définitivement pas fou contrairement à ce qu'on veut nous faire croire en introduisant les psychologues, le personnage de la mère de Curtis, et ses prédictions se réalisent finalement de façon merveilleuse dans la dernière scène. Je reviendrai sur ce point de vue dans la deuxième partie.


        En traînant sur des forums, j'ai croisé une personne qui pensait au contraire que la scène finale du film pouvait éventuellement être un ultime cauchemar de Curtis. Certains diront que c'est illogique compte tenu du fait que tous les personnages voient la tempête arriver avant Curtis, et qu'on ne se place plus du tout derrière son regard. Sa fille Hannah est la première à remarquer la tempête, suivie de peu par Curtis et Sam, ainsi que le spectateur lui-même, par l'intermédiaire de la baie vitrée. En effet, lorsque la caméra se pose sur Samantha regardant la tempête, elle montre également dans le reflet de la vitre des tornades qui se forment, ainsi qu'un raz-de-marée approchant. Cette façon de filmer n'est clairement pas là par hasard, c'est à mon avis pour suggérer que cette fois-ci, la scène est montrée sous un point de vue universel et purement objectif, et non pas soumis aux hallucinations ou aux rêves de Curtis. J'y reviendrai après.


take shelter 3
  (Je n'ai malheureusement pas pu trouver les images que je voulais pour illustrer mon article, 
 j'aurais préféré choper les scènes de regards entre les deux acteurs principaux mais c'est introuvable) 


      Cependant, dans le rêve précédent, celui de l'attaque des oiseaux, on peut remarquer qu'à ce moment déjà, c'est bien la fille Hannah qui remarque quelque chose de louche en premier. C'est elle qui s'écarte pour aller se planter sur la route, et c'est seulement à ce moment que Curtis s'inquiète. Théoriquement, il n'est donc pas impossible que la scène finale soit un énième mauvais rêve de Curtis. Mais pour moi, considérer cette éventualité scénaristique nous fait pousser la réflexion un peu trop loin au lieu de ressentir ce que le réalisateur a voulu montrer, tout comme dans Shutter Island d'ailleurs, où le "meilleur" point de vue à adopter est relativement clair. Quand je parle de "meilleur" point de vue, j'entends par là le point de vue qu'a voulu faire passer les réalisateur/scénariste. Après libre à nous de nous faire notre idée, mais est-ce vraiment nécessaire ?


        Pour Shutter Island (film que je ne spoilerai pas ici je vous rassure) comme pour Take Shelter, j'aurai tendance à répondre non (même si bien entendu je respecte toujours hautement tous les points de vue les plus plausibles). Pour moi, il n'est pas nécessaire de se creuser la tête à ce point. Dans Shutter Island, rejeter l'évidence proposée par Scorsese revient pour moi à mettre de côté les détails les plus rusés du scénario, les gestes les plus imperceptibles des personnages qui prennent soudainement toute leur importance à la deuxième vision, la rendant ainsi bien meilleure que la première. Dans Take Shelter, rejeter l'évidence (ou la quasi-évidence) proposée à la fin du film me parait être inhibateur d'émotion. En effet, à supposer que Curtis soit vraiment fou, que fait-on de cette fin de film ? Si les dernières images de Take Shelter sont uniquement rêvées par Curtis comme tout au long du film, alors le film ne prend pas d'envol émotionnel, et la fin du film tombe finalement à plat même si ça s'avèrerait terrible pour lui. Les regards appuyés et ébahis entre Sam et Curtis perdent toute leur valeur et n'ont finalement aucune raison d'être.


        Tout l'épisode de l'abri anti-tempête garde par contre sa puissance émotionnelle, car si Curtis est dans un délire paranoïaque, la force avec laquelle il accorde sa confiance à sa femme et sa fille est une pure merveille, finalement aussi belle que l'amour que porte réciproquement Sam à Curtis. Mais à l'inverse, je vais reparler plus en détails de cette scène après et je pense qu'en se plaçant sous le second point de vue, la scène de l'abri est encore plus saisissante et émouvante.


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      Non, le seul réel intérêt que je vois à ce point de vue est d'ordre purement métaphorique et psychologique. Si Curtis est fou, alors sa maladie est joliment symbolisée par cette tempête qui arrive, qui gronde. Curtis a autant peur de l'arrivée d'une vraie tempête que de l'arrivée d'une telle maladie, c'est d'ailleurs ce qui rend son personnage poignant et attachant. Mis à part ce rapprochement tempête/maladie, je trouve que le second point de vue est beaucoup plus passionnant et touchant.

 




         Un sixième sens qui fait souffrir
 

        Plaçons-nous à présent sous le second point de vue, celui qui me plait beaucoup plus, qui me prend aux tripes bref, celui qui est à mon goût clairement suggéré par le film. Pour moi, il est clair que Curtis, malgré son côté "mythe de Cassandre", prouve à la fin du film qu'il avait raison. Il le prouve à tout le monde mais surtout à lui-même, car c'est l'un des traits du personnage principal les plus percutants, celui qui me touche le plus : Curtis doute lui-même de sa santé mentale, et ce pendant tout le film.


        Dès le départ, lorsqu'il emprunte le bouquin sur "Comprendre la maladie mentale" à la bibliothèque, puis affronte sa mère et divers psychologues, Curtis fait un travail énorme sur lui-même. Cette remise en question de lui-même est magnifique, je trouve, car ça nous crée un personnage principal qui souffre de ses visions physiquement mais également moralement. Il fait des cauchemars, puis souffre du regard qu'il a sur lui-même avant de souffrir pleinement du regard d'autrui et du mal qu'il fait à ses proches. Seulement voilà, Curtis doute également de ses visions et quelque chose en lui lui donne la force d'assumer son éventuelle folie jusqu'au bout, quelles que soient les réactions de sa femme, son collègue, son frère, si tant est qu'il y ait une minime chance que ses rêves soient prémonitoires. Il a donc une volonté d'aider à tout prix sa femme et sa fille qu'il aime plus que tout, quitte à les faire souffrir et à se faire souffrir lui-même. Je trouve ça très puissant, et d'autant plus puissant si on considère qu'il n'est absolument pas fou.


       Effectivement, comment alors ne pas prendre pitié pour ce pauvre homme qui a raison sur toute la ligne mais souffre tellement du jugement des autres qu'il est obligé de se juger lui-même ? C'est principalement la raison pour laquelle je ne pourrais jamais trouver Take Shelter ennuyeux, tout simplement parce que tout le film se base presque uniquement sur ce conflit intérieur et psychologique qui s'avère passionnant, magnifique et procure un flot d'émotions rarement atteint au cinéma.


take-shelter2


       Je prends pour exemple l'une des scènes les plus marquantes du film : la sortie de l'abri anti-tornade. La scène pendant laquelle Sam demande à Curtis d'aller ouvrir la porte avec tant de douceur, de compréhension et de patience est l'une de celles qui m'a le plus ému, tous films confondus. Un instant seulement, le spectateur pense que Curtis va rester fermement dans son délire et obliger sa femme et sa fille à ne pas bouger de l'abri. On pense, ne serait-ce que quelques secondes, que Curtis va garder la clé et empêcher tout le monde de sortir. Mais ça ne dure que quelques secondes, voire quelques centièmes de seconde, car Jeff Nichols ne tombe pas dans ce cliché absurde et reste cohérent avec ses personnages jusqu'au bout. Curtis est au bout du rouleau, il pleure comme pas possible, terrassé à l'idée qu'il puisse réellement être fou. Abattu parce qu'il a peur de ce qui se trouve dehors et craint pour la survie de sa petite famille. Mais là, signe d'amour et de confiance infinie, Curtis lâche dans un murmure plein de sanglots "je ne peux pas...", avant de tendre difficilement la clé à sa femme.


        C'est pour moi le geste le plus touchant et le plus marquant du film, dans lequel réside toute la confiance qu'il porte à Sam, à qui il confie son destin sans broncher, admettant qu'il a peut-être tort mais ne peut s'empêcher de lutter contre ses convictions. C'est vraiment très très puissant, d'autant que l'amour qui flotte dans ce couple ne s'en tient pas là. Car, réciproquement, la réponse de Samantha est tout aussi sublime et poignante : "tu dois le faire toi-même, c'est à ce prix que tu pourras rester avec nous". Abattue elle aussi de voir son mari dans un tel état, elle fait preuve d'une grande force et d'une grande philosophie pour le sortir de là. C'est somptueux et merveilleux.



          Qui plus est, la musique de cette scène (Storm Shelter, signée David Wingo) monte en puissance tout au long de la scène, atteignant son paroxysme lorsque Curtis décide enfin d'ouvrir la porte et que le spectateur est sur les nerfs (mais merde, y'a quoi dehors ??). Cette musique que je passe maintenant en boucle depuis quelques jours est une pure beauté qui transforme la situation du film en des larmes de puissance et d'émotion pour le spectateur. C'est du pur cinéma et c'est réellement tout ce que j'attends ressentir en allant voir un film.


 


 


         De même, la fin du film est alors démesurément puissante, notamment dans les regards que se lancent les deux personnages. Ces regards qui veulent tout dire, Curtis commençant par se retourner vers Sam, la questionnant du regard "toi aussi tu le vois ?", preuve qu'il n'est finalement pas fou. Rien que cet appui qu'il cherche envers Sam est poignant...


       Le regard de Sam suivi de son acquiescement est emprunt d'une puissance émotionelle remarquable, d'autant qu'ici encore David Wingo n'a pas raté son coup. La musique, "At the Beach", qu'on avait déjà entreaperçue dans la bande-annonce, est une beauté sans nom, collant magnifiquement à la scène et à l'échange de regards entre les deux acteurs. Franchement, on connait Jessica Chastain depuis peu et je n'avais personnellement jamais entendu parler de Michael Shannon, mais ces deux acteurs me semblent être d'incroyables révélations pour l'avenir du cinéma. Leurs regards sont tellement vrais, criants, poignants que je n'en reviens toujours pas. L'un des plus frappants est le double regard qu'a Curtis envers Sam en se retournant à deux reprises, visiblement surpris lui-même d'avoir eu raison depuis le début... Il tombe autant des nues que sa femme, et tous les deux se réunissent alors pour assister à ce qu'on imagine être leur fin. C'est à pleurer, surtout que la musique est vraiment un délice. On voit que Wingo a compris l'essence même d'une musique de film : le fait de faire monter en puissance sa musique jusqu'à presque nous assourdir est le signe qu'il a tout compris.




 
        Qui plus est, ce point de vue donne tout son sens aux dernières répliques du film, lorsque Curtis dit à sa femme : "Samantha ?" et que celle-ci répond "Ok", un OK d'excuse et de compassion qui pourrait s'approcher d'un "maintenant je vois pourquoi tu as fait tout ça", et qui veut tout dire. C'est beau et ça conclut le film de façon sublime. Après la projection, on ne peut d'ailleurs que se dire une chose : finalement Curtis a mis des mois et des mois à préparer son abri anti-tornade, il a ruiné sa famille, s'est démené pour qu'on ne le prenne pas pour un fou, et finalement alors que tout le monde a réussi à le convaincre qu'il a une maladie mentale, on se rend compte qu'il avait raison et qu'il se trouve désormais à des kilomètres et des kilomètres de son abri... C'est triste et c'est désespérant. Mais c'est un dénouement sublime.

                     
        Deux personnages qui s'aiment


       Vous le voyez donc, mon avis va clairement sur le second point de vue selon lequel Curtis n'est pas fou et que ses rêves étaient finalement prémonitoires. Cette fin est tout aussi puissante et triste que la première, puisque si on considère que les visions de Curtis sont prémonitoires (chose confirmée par l'étrange pluie orange qui tombe sur la main de Samantha), alors ça signifie que ses rêves auront peut-être tendance à se produire et que cette pluie va rendre les gens complètement dingues, etc. Ca fout les boules pour leur avenir et c'est une des multiples façons de voir la fin.


        Quoiqu'il en soit, et quelque soit la fin considérée, il reste indéniable que l'émotion est présente sous tout point de vue, et ceci pour la simple et bonne raison que cette émotion forte est créée par l'amour mutuel entre Sam et Curtis.


Take Shelter


       Premièrement, l'amour de Curtis envers Sam, dont j'ai déjà parlé, est magistralement montré avec intensité lorsqu'il lui accorde toute sa confiance et souhaite remettre entre les mains de sa femme la clé qui pourrait mener à leur perte. Il fait confiance à Sam en admettant qu'il peut être fou, et c'est réellement puissant. Pendant tout le film, Curtis fait pitié et l'acteur Michael Shannon le fait ressentir avec sa voix, lorsque Curtis s'excuse constamment, qu'il se prend une gifle et reste seul face à sa culpabilité. D'un côté il doit gérer sa pulsion qui lui commande de protéger sa famille, et de l'autre il doit songer à l'éventualité d'avoir hérité de la maladie de sa mère.


         Deuxièmement, et ça j'en ai plutôt parlé sur l'autre article, c'est incontestablement l'affection de Sam envers Curtis. Elle le voit souffrir constamment, et sent que sa folie le rend incontrôlable, mais jusqu'au bout elle le soutient, le prend dans ses bras, pose sa tête sur son épaule, cherche à le comprendre, lui sert d'appui. L'une des scènes les plus belles du film à ce propos est la scène du repas commun dans la grande salle. Curtis pète les plombs, gueule que tout le monde va se prendre une tempête pas possible sur le coin de la tronche, et l'assemblée le prend pour un fou. Tout le monde le rejette, a peur de lui, sauf Sam qui s'approche de lui les larmes aux yeux, réalisant que son mari ne va pas bien, et prend son visage entre ses mains pour l'aider et le consoler. C'est un très beau moment de cinéma pour ma part qui une fois de plus m'a transmis un tonnerre de frissons, de larmes et d'émotions.




           Je sais, j'ai l'émotion facile mais je pense avoir réussi à mettre des mots sur ce que j'ai ressenti en voyant ce film. Take Shelter pour moi c'est un film qui va rester longtemps gravé. Comme je le disais, j'attendais de voir ce film une deuxième fois pour être sûr de lui attribuer un point rouge, et bien voilà qui est fait, et tant pis pour Eternal Sunshine of the Spotless Mind qui va devoir lui laisser sa place dans le top 25...








Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Le meilleur du Cinéma
Griffonner une Bafouille - Voir les 12 Bafouilles
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 00:38

              Bon je sais que tout le monde s'en fout mais aujourd'hui avec mes parents on a décidé de sortir tous nos DVD de l'armoire pour les trier, les compter, les répertorier sur Excel et surtout pour voir à revendre ceux qu'on est sûrs de ne plus regarder.


             Alors on a remarqué en mettant tout sur la table qu'on a finalement engrangé un sacré petit nombre de DVD au cours des années, environ 450, dont 90 dont on souhaite se débarrasser. Voilà ce que ça a donné :


006


                Bon en vrai ça semblait plus impressionnant qu'en photo en fait... Mais bref, toujours est-il qu'on vend quelques DVD qu'on ne va plus regarder ou qu'on a en double (allez savoir pourquoi), autant dire que c'est pas du pur chef d'oeuvre (encore que, pour certains), mais si quelques trucs vous intéressent on les vend 3€ l'unité.


Voir l'annonce sur leboncoin



Par Sebmagic - Publié dans : Le blog - Communauté : Ciné DVD
Griffonner une Bafouille - Voir les 7 Bafouilles
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 09:41

          Comme l'année dernière, j'ai une grande envie de faire un petit bilan de tous les films que j'ai pu voir dans l'année. Je parle seulement des films que j'ai découverts et pas de ceux que j'ai revus. J'ai visionné environ 200 nouveaux films en 2011, j'en suis surpris parce que je m'attendais pas à autant. J'ai passé pas mal de temps dans les cinés, mais surtout devant la télé qui propose un nombre impressionnant de films quand on cherche bien et qu'on n'a pas peur de se coucher à 3h du mat. Beaucoup de DVD aussi, que je n'avais pas vus, et de vieilles VHS enregistrées dans lesquelles je peux encore piocher pour faire de nouvelles découvertes, ce qui ne saurait tarder. Bref, ce top me permet (en plus de me rendre compte de ce qui m'a plu cette année) de rédiger quelques petites critiques sur les films que j'ai omis de mentionner cette année (par flemme ou simplement parce que j'avais rien à dire dessus). Pour les autres, je renverrai à l'article en question.

           Dans les 30 premières places, les films qui m'ont vraiment marqué, que je vais garder en mémoire un moment et qui me semblent majeurs dans le 7e art. Pour le reste du classement, ce sont les films que j'ai beaucoup aimé, qui m'ont touché ou surpris, mais que je n'irais pas jusqu'à qualifier de chefs d'oeuvre.

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    1. Le bon, la brute et le truand (1968)

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         Certainement le film qui m'a le plus marqué cette année parce qu'il marque mon initiation au western, genre que je ne connaissais absolument pas. Je ne le connais toujours pas beaucoup car je n'ai pas eu le temps d'en voir beaucoup d'autres, mais je peux dire que j'ai pris mon pied comme pas possible, notamment le trio final très prenant grâce à la musique marquante d'Ennio Morricone. Et puis Clint Eastwood, le grande classe quoi. Voir la critique.

 
 
          2. Festen (1998)

2 festen

          Ce film aurait très bien pu prendre la première place tant il m'a marqué. J'ai rarement ressenti de telles choses face à un film, et c'est ici le cinéma suédois-danois qui me l'a apporté. Une grande claque qui met mal à l'aise, servie par des acteurs pas connus mais incroyables ainsi qu'un format assez inhabituel : le dogme 95 qui exclut (entre autres) toute musique et tout montage après le tournage. Un repas familial qui tourne au cauchemar en brisant les tabous. La critique. 
 
 

           3. Koyaanisqatsi (1982)

3 koyaa

           Lui aussi aurait pu prendre la 1ère place, en fait ces trois premiers films se valent et je les ai mis dans cet ordre uniquement parce qu'il en fallait un. Dans ce tout premier documentaire écologique (pourtant impartial car presque entièrement contemplatif), Godfrey Reggio se passe de mots et laisse la musique de Philip Glass nous envahir pour montrer avec humanité et émotion l'évolution effrayante de l'humain dans l'hémisphère Nord. Immersif, hypnotisant, très très puissant, c'est un énorme chef d'oeuvre. La critique.

 
 
           4. Old Boy (2003)

4 oldboy

          Encore une superbe claque prise cette année avec le coréen Park Chan-wook. Un film purement jouissif et puissant comme je les aime, avec une voix off frissonnante et une musique du tonnerre. Le thème de la vengeance est traité avec originalité et le twist final est à s'en décrocher la mâchoire. La critique.

 

           5.  Irréversible (2002)

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          Après avoir visionné Enter the Void une deuxième fois ce week-end, je confirme ce que disait Ze Ring (et ce sur quoi je n'avais pas d'avis) : Irréversible est supérieur à Enter the Void. Gaspar Noé dépasse les limites avec ce film, mais il le fait merveilleusement bien, avec un scénario à l'envers qui se justifie dans chaque scène, jusqu'à un final qui me parait toujours à la fois optimiste et pessimiste. Et les acteurs sont parfaits. Clairement l'un des meilleurs films français jamais créés même s'il faut parfois s'accrocher pour supporter la violence (pas totalement gratuite). La critique.
 
 

           6.  Black Swan (2011)

6 black swan

           Pour moi, incontestablement le meilleur film sorti au cinéma cette année. Darren Aronofsky nous sort une autre perle après Requiem for a Dream et Natalie Portman nous offre (en ce qui me concerne) la meilleure interprétation féminine de 2011. Magique, géant, ce Black Swan m'a fait aimer un opéra classique qui ne m'aurait jamais intéressé autrement et c'est une des grandes qualités du cinéma. La critique.
  
 

           7.  Elephant Man (1980)

7 elephant man

          Magnifique, bouleversant, profondément humain. David Lynch montre tout son génie dans ce film qui a déjà 30 ans mais n'a pas pris une ride. Un vrai chef d'oeuvre en noir et blanc que j'aurais dû découvrir bien plus tôt. La critique.
 

 
           8.  12 Hommes en colère (1957)

8 12 hommes

           Mon premier film de Sidney Lumet, et j'ai été incroyablement conquis. Première fois également que je voyais Henry Fonda et il assume son rôle avec force et conviction. Certes, le déroulement du film est prévisible, mais il ne devait pas forcément l'être à sa sortie en 57. Encore un merveilleux film en noir et blanc, à voir en VO bien évidemment. Voir la critique.
 


           9.  The Tree of Life (2011)

9 tree of life

          Pure merveille visuelle, c'est le film qui a divisé les critiques. Deux catégories de personnes : ceux qui ne supportent pas tant de lenteur et se font rapidement chier, et ceux qui raffolent des films contemplatifs. Je fais clairement partie de la seconde moitié parce que de tels films me font frissonner au plus haut point. Beau chef d'oeuvre pour ma part. La critique.

 

           10.  Melancholia (2011)

10 melancholia

           Encore un film qui sort de l'ordinaire pour Lars von Trier. Pas étonnant qu'il fasse partie du top 10 étant donné qu'il fait à la fois penser à The Tree of Life et à Festen. En plus de ça, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg nous sortent de sacrées interprétations tout au long du film. Je n'avais jamais vu un film plus de 2 fois au cinéma, et pourtant je suis allé voir Melancholia 4 fois, notamment pour les 5 dernières minutes du film qui m'ont fait vibrer avec force à chaque fois. J'ai jamais ressenti un truc aussi puissant au cinéma. Ma critique et ma réaction au troisième visionnage.

 

           11.  Il était une fois en Amérique (1984)

11 il était une fois amérique

           J'en étais ressorti ravi lorsque je suis sorti des 4 heures de séance, avec cependant quelques réserves sur certaines longueurs. Mais après mûre réflexion, ce film de Sergio Leone est sans doute l'un des plus puissants jamais créés, une véritable histoire s'étalant sur des dizaines d'années, avec un casting et un montage irréprochables, une BO sublime, et un souffle épique rarement égalé. La critique.
 
 

           12.  Lovely Bones (2009)

12 lovely bones

           Gros coup de coeur du début d'année qui après réflexion et un deuxième visionnage a tout de même quelques petits défauts. Mais le film est une beauté de Peter Jackson, qui correspond visuellement à mon idéal cinématographique. La fin du film sur fond de musique de Brian Eno est une merveille, très intense. La critique.
 
 

           13.  The Brave (1997)

13 the brave

           Mérite-t-il sa 13e place ? Tout de suite, je ne pourrais pas l'affirmer, mais cet unique film réalisé par Johnny Depp devrait à mon avis avoir la reconnaissance qu'il mérite, malgré les critiques parfois méchantes qu'il a reçu (que je ne comprends pas). Très belle découverte pour ma part, The Brave parle de snuff movies avec finesse, drame et émotion sans jamais tomber dans l'horreur qu'on aurait pu appréhender. La critique.

 

           14.  Drive (2011)

14 drive

           Encore l'un des films majeurs sortis au ciné en 2011, Drive est une belle claque, un bijou de réalisation et de scénario que je ne regrette pas d'être allé voir in extremis au cinéma. It's hard to explain... Voir la critique.
 


           15.  Mr Nobody (2009)

15 mr nobody

           Ca aura été l'année des claques visuelles pour ma part. Après Melancholia, The Tree of Life, Drive, Koyaanisqatsi, Lovely Bones, on a Mr Nobody qui visuellement est également parfait. Un film hors du commun porté par Diane Kruger, Rhys Ifans et Jared Leto (entre autres) avec un scénario de taré qui nous tient accrochés jusqu'à la fin. La critique. 

   

           16.  Psychose (1960)

16 psychose

           Mon premier film d'Hitchcock, et belle surprise. La façon particulière de filmer change vraiment de tout ce qu'on voit aujourd'hui et ça fait parfois du bien de découvrir de telles choses. Certes, le film peut aujourd'hui faire un peu dépassé, notamment concernant le jeu d'actrice exagéré mais assumé de Janet Leigh, mais le film enchaîne les surprises (personnage principal qui meurt rapidement (ça va je ne spoile pas, tout le monde connait cette scène culte), tueur plus effrayant qu'on ne le pensait), et Anthony Perkins est génial. La critique. 



           17.  Reviens-moi (2007)

17 atonement

           Je ne pensais pas que j'aimerais autant ce film qui me paraissait à première vue tout juste banal. Mais finalement, j'y ai découvert un acteur (James McAvoy) et un réalisateur (Joe Wright) qui s'en sort à merveille. Je retiens notamment un sublime plan-séquence de 5 minutes assez émouvant. La critique.
 
      

           18.  Good Morning England (2009)

18 good morning england

           La belle découverte de la fin d'année, très drôle pour les amateurs d'humour british, décalé, avec une BO d'enfer et des personnages loufoques et hilarants. Après Love Actually, Richard Curtis nous offre des films à regarder en cas de déprime : grand sourire garanti en fin de film. La critique.

 
 
           19.  Pour une poignée de dollars (1966)
                   Et pour quelques dollars de plus (1966)

19 et pour quelques dollars de plus

           Encore Sergio Leone, oui, ce réalisateur est clairement ma grosse découverte de l'année. Je prends mon pied sur chacun de ses films (du moins, les 4 que j'ai vu pour l'instant) et j'ai hâte de découvrir Il était une fois la révolution et Il était une fois dans l'ouest. C'est le cinéma qui inspire beaucoup Tarantino et ça se voit. Même plusieurs mois après le visionnage des deux films, je n'arrive pas départager ces deux films qui sont pour moi légèrement plus faibles que Le bon, la brute et truand, mais ont chacun des qualités que l'autre n'a pas (Pour une poignée de dollars a l'avantage de présenter le personnage de Clint Eastwood pour la première fois, dans un univers plus intéressant, tandis que Et pour quelques dollars de plus bénéficie d'un duel final largement supérieur). Critique et critique.
  


           20.  Funny Games U.S. (2008)

20 funny games

           Même après un deuxième visionnage, ce film est une tuerie. Le genre de films que je pourrai certainement voir et revoir des dizaines de fois sans jamais me lasser, tant il est bien construit, sans fautes de rythme, palpitant, et étrangement drôle. Les acteurs sont de haut niveau, sans exception, j'adore de plus en plus Naomi Watts et Tim Roth. Un pur film comme on en fait rarement. La critique.



           21.  Le Dictateur (1945)

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          Cette année, j'ai également découvert Charlie Chaplin et je compte bien continuer à le découvrir. Le Dictateur est un film culte et on comprend pourquoi quand on le voit. Vértiable chef d'oeuvre rempli d'humour et d'émotion, j'aime. La critique.
 
 
   
           22.  Barry Lyndon (1975)

22 barry lyndon

           Après Charlie Chaplin, Sidney Lumet, Alfred Hitchcock et Sergio Leone, ce fut l'année où j'ai voulu découvrir, tester les réalisateurs légendaires. Ca n'a pas loué non plus avec Stanley Kubrick (même si je ne le "découvre" pas totalement) avec la rétrospective géniale du Café des Images (mon cinéma du coin). J'avais déjà vu quelques uns de ses films (2001, Shining, Orange Mécanique, Full Metal Jacket) et j'ai été conquis une fois de plus devant Barry Lyndon, grande épopée magistrale servie par d'excellents acteurs, une réalisation de fou et des musiques classiques vibrantes. Un coup de maître, encore... La critique.
 
 

           23.  Deux jours à tuer (2008)

23 deux jours àtuer

           Pour moi l'un des meilleurs films dramatiques français créés à ce jour. Albert Dupontel excelle dans l'humour comme dans le drame, mais c'est ici de drame qu'il s'agit et d'une situation qu'on peine à comprendre, révélée en toute fin de film. La scène du repas est terrifiante et fait penser à du Festen. La critique.  

 

           24.  La Grande Evasion (1963)

24 la grande évasion

           Film de John Sturges que je n'ai pas eu le temps de critiquer sur le blog, je vais en toucher un mot ici. Depuis le temps qu'on me le conseillait, je n'ai absolument pas été déçu par La Grande Evasion, aussi culte qu'on le dit. Même si le scénario ne casse pas des briques (attention jeu de mot inside), la façon avec laquelle il est traité est géniale. Le film regorge d'humour, on en a à la pelle (oui je sais...), mais surtout d'une multitude de personnage excellents avec qui on passe presque 3 heures sans jamais s'ennuyer. Le personnage de Steve McQueen (acteur que j'ai découvert en même temps que le film) est un pur bijou d'humour, grâce bien sûr à son interprète qui nous fait marrer avec sa dégaine, ses répliques, son gant de baseball, son grand sourire qui cache une certaine insolence et son irrépressible envie de s'évader.
grande évasion

          Même si le film joue beaucoup sur l'humour, il n'en demeure pas moins un excellent récit à propos de la Seconde Guerre Mondiale et surtout de l'évasion en elle-même, puisqu'une très grande partie du film se concentre presque exclusivement sur le creusement de tunnels sous terre. Pas évident de passionner un spectateur avec ça, mais John Sturges y parvient à merveille. La dernière partie du film (après l'évasion) a été inattendue pour moi qui croyais qu'il stopperait juste après l'évasion par le tunnel. Le film est beaucoup centré sur l'évasion du camp, si bien qu'on en oublierait presque la fuite du pays. La fin du film est encore une fois teintée d'humour ("Good luck ! - Thank you :D"), et ne nous laisse pas sur notre faim. Et pour conclure, que dire de la musique cultissime à souhaits ? J'ai adoré et ce film montre avec bien d'autres que les films de 50 ans ont toujours une énorme place aujourd'hui.
   

 
           25.  Eyes Wide Shut (1998)

25 eyes wide shut

           Peut-être l'un des plus faibles de Kubrick, mais pourtant l'un des meilleurs films que j'ai pu voir cette année. Tom Cruise et Nicole Kidman, qui sont deux acteurs que je n'aime pas plus que ça, sont ici parfaits et bourrés de talent. La scène de la secte est l'une des plus marquantes pour moi cette année. La critique.  
 
 


           26.  La Liste de Schindler (1994)

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           Très émouvant, c'est le 5e film en noir et blanc de ce top 30 et je pense qu'il faut que je continue à en regarder parce que visiblement, j'adore. La fin du film est un très grand moment d'émotion, je pense que c'est certainement le plus beau film de Steven Spielberg, qui s'aventure rarement sur le thème de la guerre. Liam Neeson est touchant de bout en bout. Voir la critique.
 

 
           27.  Source Code (2011)

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           Ca va peut-être en surprendre plus d'un de retrouver ce film ici, juste sur les talons de La Liste de Schindler, mais j'ai été terriblement conquis par ce film lorsque je l'ai vu au cinéma, puis en DVD. Source Code approche pour moi dangereusement la perfection scénaristique, et j'ai toujours autant de mal à comprendre où on peut bien y trouver des incohérences. La qualité de ce film est plutôt dingue. Le scénario est totalement fou, on a un divin mélange entre Code Quantum, Un Jour sans Fin, Le Crime de l'Orient Express et surtout The Jacket, très similaire dans le principe. Le côté répétitif / Un jour sans fin est génial, j'adore ce genre de films dans lesquels un personnage revit toujours la même scène différemment. Y'a de l'émotion, du suspense, beaucoup d'humour, le casting est impeccable et le dénouement est (contrairement à ce qu'on peut lire) très cohérent et d'une grande beauté avec en plus la mise en place d'une théorie de science-fiction sur les univers parallèles vraiment sublime. Jake Gyllenhaal est géant d'un bout à l'autre, émouvant et impliqué dans cette histoire, on suit le film à travers ses yeux et on comprend en même temps que lui ce qui se trame. Vera Farmiga est superbe, son rôle est rempli de sensibilité et d'humanité, la fin du film est d'ailleurs jouissive. Bref, un chef d'oeuvre, je trouve, et dont j'ai du mal à trouver des défauts.
    


           28.  Le Discours d'un roi (2011)

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           L'une des belles surprises au cinéma cette année. Un film peut-être un peu trop formaté pour les Oscars, mais ça marche. C'est pourtant extrêmement difficile d'intéresser les gens avec cette histoire, pourtant elle a ému des millions de personnes. Je pense qu'on oublie trop souvent à quel point il doit être difficile de créer un film passionnant à partir d'un tel événement historique. Colin Firth est parfait et le film teinté d'humour, à voir en VO obligatoirement. La critique.

 
 
           29.  Toy Story 3 (2010)

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        Agréablement surpris par la qualité de ce dernier opus de Toy Story, qui est à la fois drôle, émouvant, nostalgique, bien foutu. L'un des meilleurs dessins animés de ces dernières années, il est difficile de quitter ces jouets qui nous ont tant fait rire. La critique.



           30.  Harry, un ami qui vous veut du bien (2000)

30 harry un ami

           Histoire de mettre un peu de film français dans le top 30, sinon ça va gueuler. Encore un film français qui sort de l'ordinaire, à la fois drôle et angoissant. Du pur bonheur de voir un cinéma français de si grande qualité. La critique.
 
 

 

         31.  300 (2006)

31 300

           A mon goût pas très loin du chef d'oeuvre, 300 est malheureusement obligé de se retrouver au pied du top 30 à cause d'un scénario et des dialogues légèrement trop faibles (mais très légèrement). Cependant, c'est du pur bonheur visuel du début à la fin. Clairement l'un des plus beaux films que j'ai pu voir, une mise en scène et une photographie irréprochables (je salive rien que de repenser à ces ralentis et accélérés somptueux). Gros gros film. La critique.
 
 

         32. Taxi Driver (1976)

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           Certains seront outrés de trouver Taxi Driver aussi loin dans le classement. Je les comprends et je ne suis franchement pas loin d'appeler ce film un chef d'oeuvre, même si néanmoins j'ai ressenti quelques légères longueurs pendant le visionnage. Disons que j'espérais tellement de ce film qu'il n'a rempli que 85% de mes attentes (ce qui est déjà énorme). Robert De Niro est juste un acteur grandiose et Scorsese un réalisateur de génie, même si je n'accroche pas toujours spécialement à leurs collaborations. Peut-être qu'au prochain visionnage je le qualifierai vraiment de gros chef d'oeuvre, on verra bien. La critique.



         33.  Taken (2008)

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           Beaucoup ne comprendront pas pourquoi j'ai adoré Taken à ce point (démonté par la presse sans raison valable), mais j'ai trouvé le film tellement efficace, précis, crédible que j'ai pris mon pied pendant 1h30. Liam Neeson est magistral d'un bout à l'autre, émouvant quand il faut. La mise en scène et les cadrages sont très efficaces, tout ce fait rapidement et sans fioritures, c'est du bon cinéma. La critique.
 

 
         34.  La Vague (2005)

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           Excellent film allemand sur la mise en place d'une autocratie au sein d'une école, qui dégénère bien plus que prévu. J'ai vu ce film 2 fois en très peu de temps et il allie émotion, puissance et idées. Vraiment magnifique, d'autant que ça ouvre le champ de recherche sur de telles expériences (entre autres l'expérience de Stanford). La critique.
 
 

         35.  Sunshine (2007)

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           Danny Boyle ne réalise que des bombes et je suis entièrement fan de son cinéma et de son style. Aidé par la musique envoûtante de John Murphy (encore une fois après 28 jours plus tard), il signe l'un des meilleurs films prenant lieu dans l'espace, tout en alliant le fantastique à l'horreur. Sublime ! La critique. 
 
 

         36.  Le Complexe du castor (2011)

35 complexe

          Un des films les plus émouvants de 2011, pour ceux qui ont la chance comme moi d'adorer Mel Gibson en tant que comédien. Ce type est génial à la fois devant et derrière la caméra (même si ici ce n'est plus lui, mais Jodie Foster qui se tient des deux côtés). Une histoire qui touche également au drame familial et laisse sa petite larme aux plus sensibles. La critique.



           37.  Frozen (2010)

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           J'aime toujours autant découvrir des films très très peu connus et je réalise qu'ils sont souvent d'excellentes surprises (Koyaanisqatsi, The Man from Earth, Conversation(s) avec une femme...). Frozen fait partie de ces surprises qui font plaisir à voir, racontant l'enfer vécu par 3 jeunes bloqués dans un télésiège. Un scénario à la 127 heures, pas tiré d'une histoire vraie mais on y croirait, avec certaines scènes franchement effroyables. La critique.
  
 

         38.  Mon nom est Personne (1973)

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           Encore pour découvrir un peu plus le western, je me suis attaqué cette fois-ci à Tonino Valerii. Le style fait clairement penser à du Sergio Leone qui y a participé, et c'est du bonheur. La différence réside dans les divers gags burlesques de Terence Hill mais qui font vraiment rire. Henry Fonda en cow-boy sur le déclin est géant. La critique.
 

 
         39.  Certains l'aiment chaud (1959)

38 certains l'aiment chaud

certains l'aiment chaud           Une belle grosse surprise pour ce film que j'appréhendais de voir. Je ne m'attendais pas du tout à ça car j'avais ce gros cliché de la Marylin Monroe "poupoupidou" dans la tête et ça me gavait d'avance. C'était la première fois que je la voyais dans un film et même si elle surjoue beaucoup, je l'ai trouvée excellente dans son rôle. Je ne m'attendais pas à un film aussi drôle, en fait, surtout en nous proposant deux mecs qui se travestissent (chose qui habituellement me laisse de marbre et me soûle). Tony Curtis et Jack Lemmon assurent dans leurs rôles et font marrer, c'est tout ce que je demandais. En plus de ça, le film enchaîne les situations burlesques et les quiproquos savoureux, j'ai donc passé un superbe moment. Il y a toujours ce thème du "je veux épouser un milliardaire" qui est un peu récurrent dans les films de cette époque, mais ça ne m'a pas gêné et certaines scènes sont vraiment hilarantes. Je retiens notamment la scène sur le bateau, lorsque "Joséphine" drague Alouette en enchainant les mensonges et que celle-ci ne se rend compte d'absolument rien, pendant que "Daphné" se fait chier avec un vieux monsieur un peu envahissant. Très drôle et je n'ai eu aucun moment d'ennui pendant 2h.
 
 
         40.  Little Big Man (1970)

40 little big man

          J'ai rarement l'occasion de voir des films avec Dustin Hoffman et Little Big Man est une pure merveille. Un poil long peut-être, mais tellement passionnant à suivre qu'on ne voit pas le temps passer. Enormément d'humour qui passe merveilleusement bien et un côté décalé que j'ai beaucoup apprécié. Merci Anaïs de m'avoir poussé à le regarder. La critique. 

 

         41.  Misery (1990)

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           Comme très souvent, une adaptation réussie d'un roman de Stephen King. Je ne sais pas pourquoi la quasi intégralité des films provenant de King sont aussi réussis, mais c'est pur plaisir à lire comme à regarder. J'ai légèrement préféré le livre pour Misery, même si l'ambiance est parfaitement restranscrite, que l'horreur est palpable et que le duo James Caan / Kathy Bates est hallucinant. La critique. 

 

         42.  Watchmen (2009)

42 watchmen

           Jolie découverte de fin d'année, il fallait le mériter pour voir ce film, qui est passé un soir à la télé à 23h30. Sachant qu'il dure lui-même pas loin de 2h30, j'ai tenu bon et avec facilité, car le scénario et la mise en scène sont extrêmement prenants. Un excellent film de super héros qui se permet de posséder un visuel magnifique. La critique.
   
 

         43.  The Machinist (2004)

43 machinist

           Bon à partir de cette place, le classement ne veut plus dire grand chose car on peut dire que j'ai autant adoré The Machinist à la 43e place que A Scene at the Sea à la 51e. Ceci dit, j'ai eu l'énorme bonne surprise de trouver Christian Bale génial d'un bout à l'autre, très impliqué dans son rôle avec cette transformation physique presque terrifiante. Moi qui avait du mal avec cet acteur car je le trouve sans charisme, il m'a vraiment convaincu. Qui plus est, le film est bien foutu, original et prenant. La critique.
 


         44.  Les Sentiers de la Gloire (1957)

44 sentiers gloire

           Encore une belle découverte chez Kubrick, qui traite déjà de la guerre quelques années avant Full Metal Jacket. Le film ne m'a pas marqué de bout en bout, à part la scène de plaidoirie par Kirk Douglas qui reste gravée grâce au talent de l'acteur et la virtuosité de la mise en scène, ainsi que la scène finale qui est une merveille légèrement lacrymale. La critique.

 

         45.  Metropolis (1927)

45 metropolis

           Si on exclut les Charlie Chaplin que je ne critiquerai qu'en 2012, c'est le film le plus vieux que j'ai vu jusqu'à maintenant. J'ai adoré me plonger dans ce cinéma vieux de presque un siècle et m'émerveiller  devant ce monument historique qui passe sous nos yeux. De tous les arts, le cinéma est l'un des seuls à ne pas posséder beaucoup d'oeuvres de plus d'un siècle. Quand on voit Metropolis aujourd'hui, on ne peut qu'être déstabilisé par cette prise de conscience et ça m'a vraiment marqué. La critique.
 
 

         46.  My Blueberry Nights (2007)

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           Déçu par mon premier Wong Kar Wai (Chungking Express qui est un peu déroutant), j'ai cette fois-ci adoré de bout en bout My Blueberry Nights. Peut-être le fait de voir des acteurs plus connus m'a-t-il aidé à mieux apprécier (Natalie Portman, Jude Law, Rachel Weisz, Norah Jones tous géniaux), mais je pense surtout que le scénario m'a plus emballé. Un très joli film plein de poésie. La critique.
 
 

         47.  Bienvenue à Gattaca (1997)

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           Lui aussi est un sacré film, considéré par beaucoup comme culte, même s'il m'a manqué un tout petit pas pour le qualifier de chef d'oeuvre. Un je-ne-sais-quoi qui n'était pas présent et aurait dû l'être. Peut-être à cause de l'image parfois trop sombre, de l'émotion qui a du mal à passer, je ne sais pas. Mais toujours est-il que c'est du pur cinéma à voir absolument (c'est si rare de pouvoir apprécier le somptueux jeu de Uma Thurman...). La critique. 
  
 

         48.  127 heures (2011)

48 127 heures

           Encore Danny Boyle, encore un superbe film qui peine néanmoins à raconter des choses. Ceci dit, ce n'était pas facile de faire de cette histoire incroyable un long-métrage, puisque tout se passe au même endroit et que c'est dénué d'action. Par la mise en scène, la musique, Danny Boyle parvient à nous transmettre le côté éprouvant de cette épreuve et c'est spectaculaire. La critique.

 
 
         49.  Le Nom des gens (2010)

49 le nom des gens

          Très drôle, très émouvant aussi, les larmes s'alternent avec les éclats de rire et c'est ce que j'appelle un putain de bon film français. Sara Forestier est hilarante par son côté agaçant et Jacques Gamblin n'a besoin que d'un regard pour émouvoir. La critique.
 


         50. Le Bruit des Glaçons (2010)

50 bruit glaçons

           Film qui se rapproche un peu de Deux jours à tuer : Albert Dupontel + durée 1h20 + film français très original. Je ne sais pas pourquoi Dupontel a tendance à rendre les films français hors du commun, mais ça fait du bien à voir. Mais faut pas oublier Dujardin qui excelle. Le film est teinté d'humour noir, très noir et moi ça me fait rire. Y'a juste quelques petites longueurs et des passages moyens (le fils qui se tape la bonne, je veux pas faire mon Julien Lepers mais "ah non, je dis non"). La critique.
 
  
         51.  A Scene at the Sea (1991)

51 scene at the sea

           Mon tout premier Kitano qui m'a vraiment énormément plu. Encore une belle découverte d'un nouveau réalisateur pour cette année 2011, ça m'a fait plaisir. A Scene at the sea est sublime, avec une photographie et une réalisation soignées, tout en silence, en humour décalé et en poésie sur une histoire d'amour entre deux souds-muets et le surf. C'est vraiment somptueux. La critique.
  

 
         52.  L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (1998)

52 homme chevaux

           Si je ne m'abuse, dernier film vu cette année (si on oublie Lady Vengeance que je comptabiliserai pour 2012). Un très bon film que j'ai toujours évité de voir pendant une bonne dizaine d'années. Je pensais l'apprécier moins que ça parce que je m'attendais à un film nian-nian sur les chevaux, et finalement il ne l'est pas tant que ça. La réalisation de Robert Redford reste néanmoins assez classique (un peu trop pour moi), avec les musiques ultra-douces et une histoire très prévisible. Ca n'empêche que le scénario est touchant et bien construit, traitant à la fois le cas de la jeune Grace jouée par la prometteuse Scarlett Johansson et celui de sa mère Annie, admirablement interprétée par Kirstin Scott Thomas. Les deux histoires sont passionnantes et se relient très bien avec la relation mère/fille un peu compliquée. J'ai surtout été ravi de découvrir Kristin Scott Thomas dans ce rôle, parce qu'avant j'avais des à-priori très négatifs sur cette actrice. Donc une belle révélation pour moi car son jeu et son regard sont justes et poignants. Scarlett Johansson est très bien dans son rôle aussi, en gamine chieuse professionnelle mais évidemment pleine de souffrance à cause de son accident. Quant à Robert Redford, il brille devant et derrière la caméra même si son rôle est assez prévisible.

homme chevaux           Le gros atout du film est principalement de ne pas tomber dans le cliché du "mari méchant/superficiel" contre "l'amant romantique et sage" qu'on aurait pu attendre car c'est une sauce qu'on nous ressert sans cesse. Au contraire, ici le rôle du mari (joué par Sam Neill) est assez inattendu car il s'avère tout aussi compréhensif et amoureux de sa femme que Tom Booker. Les deux personnages se valent totalement, et ce n'est finalement pas entre les deux hommes qu'Annie va devoir choisir, mais entre deux modes de vie différents. Le choix final doit être extrêmement difficile pour elle et pour les deux hommes, mais le film se concluera de façon assez logique et réaliste (on aurait pu s'attendre à une fin cul-cul alors qu'elle est terrible pour au moins 2 personnages). Bref, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est un film magnifique et porté par de sublimes acteurs, alors pourquoi seulement 52e ? Tout simplement parce que je suis quasiment insensible au monde équestre et que (bien que j'adore ces animaux) j'ai toujours du mal à piger cette fascination pour les chevaux. Je ne vais pas dire que les scènes de ralentis sur les chevaux au galop dans la plaine m'ont gavé, mais elles m'ont laissé assez insensible et je n'ai pas ressenti ce qu'un admirateur du cheval doit éprouver. Ceci dit, le film est incontestablement réussi.
 
 

         53.  Buried (2010)

53 buried

           Une bonne surprise pour ce film assez angoissant et claustrophobe. La réussite de ce film tient dans la mise en scène et les cadrages, qui lui confèrent une atmosphère tendue (on reste quand même presque 2 heures dans un cercueil sans jamais en décoller). Le scénario tombe dans certains petits travers, mais Buried vaut le coup d'être vu ne serait-ce que pour sa fin immense. La critique. 

 

         54.  Le premier jour du reste de ta vie (2008)

54 premeir jour

           Un excellent film français où, à mon goût, Jacques Gamblin est celui qui tire le mieux son épingle du jeu. Drôle, touchant, très bien monté (le film), c'est un excellent moment en perspective avec un casting de haute volée. La critique.
 
  

         55.  Alien (1979)

55 alien

           Film culte depuis plus de 30 ans, Alien n'a pas vieilli ou peu, et j'ai été extrêmement surpris par la qualité incroyable de l'image et de la photographie qui restent intactes aujourd'hui. Le film fout un peu les jetons, sans plus, mais est un bijou de réalisation. Il arrive malheureusement si loin dans le classement parce que je suis pas fan des effets gores/liquide blanchâtre. Je sais que ça va gueuler, mais j'assume. La critique.



         56.  The Fountain (2006)

56 the fountain

          En voilà un film pas évident à critiquer. Pour simplifier, je vais simplement dire ce que j'en ai pensé, sans chercher à développer les points sombres du scénario assez complexe. J'ai premièrement beaucoup aimé ce scénario, vraiment très très original par la façon avec laquelle il a été traité. Le film est décomposé selon trois époques, avec à chaque fois le même personnage. Tout d'abord Tomas, un conquistador du XVIe siècle, puis Tommy, un scientifique de nos jours, et enfin Tom, un astronaute du futur qui voyage dans l'espace. Tous les trois recherchent la même chose pour différentes raisons : la Fontaine de Jouvence, censée offrir l'immortalité. Qui y parviendra ? Tous ? Aucun ? C'est la question qu'on se pose jusqu'à la fin, que je ne vais bien sûr pas révéler. Les trois époques sont toutes mélangées au cours du film, nous offrant ainsi plusieurs images absolument pas chronologiques. La première époque n'est qu'un récit inventé par la femme de Tommy, tandis que la troisième est réellement le futur de Tommy, il s'agit selon moi de la même personne et ça me parait logique.

the fountain        Le sujet de la Fontaine de Jouvence est abordé de façon magnifique, puisque tour à tour le personnage principal la recherche pour différentes raisons (premier cas : par appât du trésor, deuxième cas : pour sauver sa femme gravement malade, troisième cas : pour la rejoindre). Les trois sujets sont traités avec grande beauté, qu'elle soit scénaristique comme visuelle. J'ai personnellement préféré la partie dans le futur, visuellement superbe, où Tom voyage dans l'univers au centre d'une bulle en compagnie d'un arbre. Tout le film est vraiment beau et parfois difficile à suivre, mais le final est réjouissant. Hugh Jackman est tout simplement parfait dans les trois rôles, tout comme Rachel Weisz que j'apprécie beaucoup. Du même réalisateur, j'ai quand même largement préféré Black Swan et Requiem for a Dream. La raison est simple : premièrement The Fountain cherche parfois à être trop tape-à-l'oeil dans son visuel et en fait parfois beaucoup trop, ce qui m'a gêné, et deuxièmement le film souffre d'une absence d'intensité dans la musique. Dans une BO, on aime souvent que les musiques s'intensifient afin de procurer plus d'émotions, de frissons. Dans The Fountain, le ton est toujours le même, ce qui est dommage. Un très bon film néanmoins.
 

 
         57.  True Grit (2011)

57 true grit

           Clairement pas le meilleur des frères Coen, mais clairement pas le pire non plus, j'aime le fait que le western tende à revenir à la mode et True Grit s'avère drôle, épique malgré des toutes petites longueurs qui constituent le seul petit hic du film. La critique.
           
      

         58.  Persepolis (2005)

58 persepolis

persepolis           Ce film ne méritait pas d'être si loin dans le classement, cependant mon souvenir est vague. Je vous remets la critique que j'avais écrite sur Allociné quand je l'ai vu. Excellent film, un peu dans la veine de Valse avec Bachir que j'avais également trouvé succulent. En plus de nous en apprendre plus sur l'histoire de l'Iran et ainsi faire tomber pas mal de préjugés sur ce pays et sa culture, le film regorge d'humour, d'émotion, de poésie. La réalisatrice Marjane Satrapi a signé ici un sacré petit bijou autobiographique, passionnant et esthétiquement réussi. Le noir et blanc, parsemé de temps en temps de scènes en couleurs, met en valeur la beauté du sujet traité et on s'attache très rapidement à cette jeune femme et son passé, notamment sa grand-mère très drôle. Vraiment un film très poétique sur la liberté, l'adolescence, la différence, qui dénonce autant les malheurs qu'elle a pu subir dans son pays d'origine que les préjugés qu'on a en Europe vis-à-vis de ce pays. C'est à la fois incisif et fin, agréable à regarder et instructif. Que demander de plus ?
   
 

         59. Brothers (2004)

59 brothers

           Trois acteurs de talent réunis au sein de ce film dramatique qui atteint des sommets d'émotion, notamment dans la scène finale. Je n'attendais pas tant de ce film et ce fut une très agréable surprise. La critique.

   

 

         60.  Minuit à Paris (2011)

60 minuit a paris

           Je ne savais pas à quoi m'attendre et j'y suis allé la veille des oraux d'agrégation pour me détendre et penser à autre chose. Et ça a bien marché, j'ai passé un très bon moment à rire (et même à éclater de rire à l'apparition de certains personnages comme Adrien Brody ou Gad Elmaleh). C'est peut-être bien mon film préféré de Woody Allen pour ce que j'ai vu de lui actuellement. La critique. 

 

         61.  Le grand bleu (1988)

61 grand bleu

          J'ai adoré ce film de Luc Besson qui nous prouve ici (une fois de plus) qu'il est capable du pire comme du meilleur. C'est un film que je devais voir depuis longtemps et je n'ai pas été déçu un instant. Accompagné d'une BO sublime signée Eric Serra, ainsi que de deux acteurs grandioses, Le Grand Bleu est un film qui passe tout en douceur au rythme de l'océan, le véritable personnage du film. Jean Reno et Jean-Marc Barr interprètent respectivement Enzo Molinari et Jacques Mayol, deux hommes profondément attachés à la mer, tellement qu'une véritable compétition d'apnée, une rivalité mais également une profonde amitié vont naître entre ces deux camarades d'enfance.

grand bleu           Un film humain, beau et très poétique qui m'a passionné du début à la fin. Le dénouement du film est une merveille d'émotion et de sensibilité, vraiment très symbolique vis-à-vis de l'océan, ainsi qu'une scène que j'ai particulièrement aimé (Mayol dans son lit, oppressé par la mer qui arrive vers lui depuis le plafond). Humour très présent, notamment grâce à la sublime Rosanna Arquette que j'ai absolument adoré dans ce film. Cette actrice est un vrai rayon d'humour et de délicatesse, son rôle est loin de tous clichés et très intéressant, prise "entre deux eaux" comme dirait l'autre, entre la vie qu'elle aimerait vivre avec l'homme qu'elle aime, et celle que lui voudrait avoir (obnibulé par l'océan). On sent de la complicité entre les deux acteurs principaux, formidables, notamment Jean-Marc Barr qui ne prononce pas beaucoup de mots mais fait passer beaucoup grâce à son visage innocent. Un grand moment de cinéma, mais qui ne me passionnera peut-être pas autant la deuxième fois.
 
 

         62.  Mosquito Coast (1987)

62 mosquito

           Un film avec Harrison Ford assez méconnu mais que j'ai eu grand plaisir à découvrir un soir à la télé. Le scénario est irréprochable, le thème abordé intelligent et le dénouement effrayant. La critique.
 
 

         63.  L'impasse (1993)

63 impasse

           S'il arrive si tard dans le classement c'est tout simplement parce que moi et la mafia, ça fera toujours 2. Mais L'Impasse a clairement quelque chose de plus que les autres films du genre, car il nous présente un personnage principal très attachant et loin des stéréotypes habituels. La course-poursuite de 20 minutes est du pur bonheur, tout comme le dénouement du film et le générique final, émouvants. La critique.



         64.  This is England (2006)

64 this is england

          Un très beau film qui fait incontestablement penser à American History X sans jamais en atteindre la puissance. Mais ça fait plaisir de découvrir un film similaire, d'autant que le scénario est presque le même : un gamin va se faire influencer par un type néo-nazi qui sort de prison. Le film est effrayant, parce que le fait de voir un gosse si jeune se faire entraîner aussi rapidement dans la violence et les idéologies douteuses est assez marquant, d'autant que visiblement personne dans son entourage ne semble faire quelque chose pour l'aider à se débarrasser de l'emprise de Combo. Combo se sert de la mort du père de Shaun pour le sensibiliser à sa cause et c'est moche, très moche. This is England est film qui doit être vu en VO je pense. C'est vraiment le truc qui m'a gêné quand je l'ai vu, puisque je l'ai vu sur Arte et qu'il passait évidemment en VF. Je sais que Arte est une chaîne franco-allemande, et qu'il est donc normal qu'elle propose le film en VF ou en version allemande, mais pour une chaîne qui se revendique culturelle, on pourrait au moins avoir la possibilité de choisir la VOST, car ça dégoûte un peu d'avoir à choisir entre deux mauvaises versions.

this is england        Bon, ceci dit le film ne passe pas trop mal non plus et il bénéficie d'un final des plus marquants, lorsque Combo se déchaîne et déverse toute sa haine la plus forte contre l'un de ses camarades. Ce personnage fait peur mais fait également pitié, car on sent vraiment qu'il ne sait pas lui-même d'où lui vient cette haine, ni pourquoi il ne peut pas la contrôler. This is England est donc efficace pour expliquer que la plupart des gens racistes n'ont aucune raison de l'être. Dans ce film, la raison semble être la jalousie de l'enfance heureuse/malheureuse, et Combo est donc plutôt émouvant au final (même s'il reste un véritable salaud). Deuxième grande qualité du film, qui n'apparait jamais dans American History X, c'est que le film nous montre deux "écoles" chez ces skinheads en appuyant sur le fait que certains d'entre eux sont des gens plus cools et avec de bonnes valeurs. Ca dédiabolise un peu cette communauté qui n'est pas uniquement constituée d'enfoirés racistes et violents adorateurs d'Hitler comme le veut le cliché. Bref, un bon film qui manque cependant d'une meilleure réalisation (je l'ai trouvée parfois un peu hasardeuse) contrairement à celle d'American History X qui est prodigieuse.
 
 
 

         65.  Sherlock Holmes (2009)

65 sherlock holmes

       Encore une excellente surprise qui concluera ce top, même si je reste toujours aussi indécis concernant la manière de traiter le personnage de Sherlock Holmes. Je ne connais pas bien Sherlock Holmes ni Watson, mais j'ai eu l'impression qu'en leur donnant cette dimension très "actuelle", ça dénaturait les personnages de Conan Doyle. Si quelqu'un qui s'y connait dans cette littérature pouvait me confirmer que ce film de Guy Ritchie ne pose pas de problème vis-à-vis du héros littéraire, ça m'aiderait à ôter ce doute. En fait, je crois que j'aurais adoré ce film au plus haut point si le personnage principal en avait été un autre et s'il ne désignait pas explicitement Sherlock Holmes. Qui plus est, dans mon esprit Holmes est bien plus grand que Watson (ce qui est peut-être faux et dans ce cas faudrait que je me renseigne, faut avouer), donc j'ai eu du mal à m'habituer au choix des acteurs.

sherlock holmes         Néanmoins, le film est une pure beauté visuelle, la réalisation est vraiment marquante et la plupart des scènes sublimes. Les magnifiques ralentis donnent un souffle épique au film (les explosions qui se produisent à un moment juste à côté de Sherlock Holmes, quel pur bonheur ! De même pour les anticipations de combat de Holmes avec la voix off efficace, du grand cinéma). Qui plus est, et même si j'ai toujours des doutes sur la bonne adaptation des personnages d'un point de vue "combat", j'ai été subjugué par l'adaptation sur grand écran de la logique de Sherlock Holmes. Robert Downey Jr est génial dans son rôle, généralement très drôle, très classe, impressionnant. Je ne sais pas comment l'expliquer mais à le voir jouer ce rôle, on ressent clairement toute l'intelligence et la logique de Sherlock Holmes, et c'est très fort. Bref, un excellent film qui verra une suite à la fin du mois. Je me laisserai peut-être tenter.
 







           Si vous cherchez des films à voir absolument, vous pouvez aisément taper dans le top 30 et même pousser à 65, c'est du bon !




 

Par Sebmagic - Publié dans : Critiques de films - Communauté : Le meilleur du Cinéma
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